mercredi 7 janvier 2015

Liberté et amalgames

Je pense que rien qu'à ce titre, vous vous doutez de quoi je vais parler. Si ce n'est pas le cas, voila un petit rappel. 

En fait, j'étais partie pour ne pas commenter ces faits, vu qu'une bonne partie de mon entourage l'avait fait avant moi. Mais finalement en voyant certains mails qui sont passés sur une des listes de diffusion de mon université, j'ai eu un peu envie de réagir. Ce que je vais dire n'est pas nouveau mais après tout, la liberté d'expression existe pour qu'on l'utilise. 

En tant qu'individu, j'ai été profondément choquée par ces actes, comme à chaque nouveau "spectacle" de violence. En tant qu'auteure et bloggueuse, j'ai été encore plus révoltée parce qu'on a tenté de piétiner la liberté d'expression. Comme disait Agnès Marot il y a quelques temps, "mes armes à moi ce sont mes mots". Je n'ai jamais été aussi d'accord avec elle. 

Malheureusement, cet acte est également le terreau d'amalgames que j'ai pu lire ou entendre cet après midi (même si ce n'était pas la généralité et certains font même quelques rappels nécéssaires). A mon humble avis, la connerie n'a ni nationalité, ni couleur, ni religion. Elle est seulement humaine. 
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Sur tous les dessins que j'ai vu passer cet après midi, celui de Boulet m'a particulièrement touchée

vendredi 2 janvier 2015

[lectures] La reine des neiges (T2 des Outrepasseurs), C. Van Wilder

Titre: La reine des neiges (T2 des Outrepasseurs)
Auteur: Cindy Van Wilder
Editeur: Gulf Stream
Nombre de pages: 368

Quatrième de couverture:

Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…

A lire si vous aimez:
- Le premier tome (évidemment ^^)
- L'univers des créatures fantastiques, revu différement
- Des personnages hauts en couleur

A eviter si :
- vous cherchez des fées mignonnes (si vous avez tapé reine des neiges sur google à la recherche de celle de disney, passez votre chemin)
- Vous n'aimez pas le fantastique/fantasy

Mon petit avis:
Il y a presque 6 mois, j'avais laissé Peter et l'univers des Outrepasseurs et c'est avec grand plaisir que je me suis replongée dedans pendant les fêtes de fin d'année. Ce second tome reprend quelques mois après la fin du premier. Mais cette fois, plus d'alternance entre l'histoire des premiers Outrepasseurs et la piscine de Lion House. Après nous avoir montré la situation au Moyen Age, ce tome 2 nous montre la situation actuelle: Tous les Premiers Nés (ou presque) ont été capturés par les Outrepasseurs (La Reine des Neiges est la dernière) qui ont construit un vaste empire économique sur l'exploitation industrielle des fés. Des chassés ils sont passés chasseurs. 
Peter découvre cette partie du tableau au cours de son entrainement puis en s'opposant à Noble qui se révèle être un vilain tout aussi effrayant (voire même plus) que les fés croisés dans le premier tome.
Et la Reine des Neiges dans tout ça me direz vous ? Bien qu'elle ne soit pas présente dans tous les chapitres, Snezhkaïa est un personnage central du roman. Sa simple présence, le moindre de ses actes a des conséquences retombant sur l'ensemble de l'univers. Par ailleurs, Cindy Van Wilder profite de ce second tome pour piocher dans les créatures fantastiques de nombreuses cultures, ce qui tend (paradoxalement) a mieux ancrer son univers au notre.
Ce second tome se révèle tout aussi haletant que le premier puisqu'il révèle beaucoup plus les enjeux de l'univers dépeint par l'auteure. Et évidemment à ce titre, l'attente avec le 3e tome est vraiment dure !

Le petit plus: Une couverture aussi magnifique que la première (et je sais de source sure que celle du 3e tome sera bien belle aussi ^^)

mercredi 17 décembre 2014

Et c'est déja la fin de l'année...

ça fait déja quelques semaines que je suis supposée écrire un article pour mon bilan du nano mais quitte à faire, autant le doubler avec mon bilan de l'année (à force de voir les copines faire le leur, ça me donne envie ^^).

Le Nano 2014:

Ce cru du nano était un peu particulier pour moi dans le sens où le projet sur lequel j'ai travaillé (derrière la tour  2) n'est pas un projet que je souhaite améliorer par la suite (là je vous sens perplexe). Je m'explique: à la fin du premier tome, je trouvais que j'avais laissé trop d'effets de "hasard", chose qui m'a d'ailleurs été reprochée par mes bétas. Ce tome 2 est donc basé sur le postulat qu'il ne s'agissait pas de hasard et j'explique pourquoi dedans. En gros, le travail effectué va me permettre de corriger Derrière la tour en conséquence, même si j'entends garder l'aspect un peu mystérieux de certaines rencontres.

En chiffres ça donne un roman d'un peu plus de 59 000  mots, commencé fin octobre et terminé fin novembre (sans écrire certains week ends à cause des diverses conventions du mois de novembre). J'ai atteint la barre des 50 000 mots le 25 novembre (c'est ça que d'avoir 7h de train dans la même journée...)
mes jolies stats du mois de novembre :) 
Ce nano ça a aussi été l'occasion pour moi de me remettre dans le premier jet (puisque mon dernier datait du nano 2013) et donc je m'échauffer pour les scènes à réécrire pour Cacophonie Hivernale. J'ai redécouvert les joies des personnages qui n'obéissent pas à leur auteur ainsi que des scènes qu'on écrit tout en ayant quelques larmes à l'oeil (oui oui...)
Mais bon le nano (et je ne le dis pas assez souvent), c'est certes beaucoup de temps à écrire mais également des rencontres, en particulier aux write-in, et beaucoup de papotage en irl. Je pense que j'aurais surement été moins motivée sans la team nancéenne (sans oublier les strasbourgeois, même si c'était pour la dernière rencontre). Ces rencontres donnent au nano une autre dimension, plus humaine et peut être un peu plus chaleureuse.
En contrepartie, j'ai moins été présente sur le chat de Cocyclics où je fais d'habitude des word wars (pour ceux qui ne connaissent pas: il s'agit d'écrire un max de mot en un temps donné). Je le regrette un peu mais en même temps, dur de se scinder en deux.
Tout ça pour dire que le cru nano 2014 a été relativement bon, même si j'en suis sortie lessivée.

Le bilan de l'année 2014:

Je ne vais pas comparer mes objectifs avec ce que j'ai vraiment fait parce que pas mal de choses ont changé pendant cette année.
- Si vous m'avez un peu suivie en 2014, vous savez surement déja que j'ai bossé sur la trame scénaristique de Roanne (roman qui sera finalement découpé en deux, avec un gros cliffhanger à la fin du premier ^^) et j'ai commencé à réécrire le roman (j'en ai pour 7 000 mots actuellement...). Mais comme je l'ai déja dit, c'est un projet que je ne veux pas réécrire de façon "bourrine". C'est un projet qui me tient énormément à coeur et je n'ai pas envie de le bacler donc je prendrais du temps pour travailler dessus.
- En 2014 j'ai également bossé sut la V2 et le début de la V3 de Cacophonie Hivernale (anciennement Grèves, mon nano 2013). Recevoir une béta complète sur ce projet m'a pas mal aidée à voir les points faibles du roman (merci Atar pour le temps que tu as passé dessus et pour toutes tes remarques :) ). Mais ça m'a également confortée sur les points qui fonctionnaient vraiment dans l'histoire et que globalement mon récit tenait debout (contrairement à d'autres projets où il m'est arrivée de me retrouver avec un événement déclencheur faisant tiquer les bétas et qu'il m'était très dur de modifier sans réécrire une bonne partie du roman...).
- Enfin, côté écriture, comme je le disais plus haut, j'ai bouclé la suite de Derrière la tour, qui n'est rien d'autre qu'une étape intermédiaire dont j'avais besoin pour corriger ledit roman.
Du coup, pour l'an prochain, je me fixe un objectif prioritaire: boucler la V3 de Cacophonie Hivernale pour pouvoir soumettre ce projet. Par ailleurs, les joies du premier jet me manquant un peu il y a des chances qu'un autre projet "détente" pointent le bout de son nez.

Du côté de la PAL, j'avoue que j'ai été un peu plus productive que l'an dernier, même si la quantité de fiches de lectures n'ont pas toujours suivi. Le fait de participer à quelques salons et rencontres (SDL de Paris, Zone Franche, les Imaginales, la convention Cocy...) a fait grossir ma pile à lire mais j'ai tout de même réussi à la faire un peu désenfler (notamment grâce aux 80 min aller retour de transports en commun à Paris pendant 6 mois ou grâce aux 7 heures de train pour mes réunions de thèse). J'ai eu quelques coups de cœur indéniables (La couleur de l'aube, le goût des cendres...) et je ne crois pas avoir été vraiment déçue par un roman que j'ai lu cette année.

Du côté du blog par contre le bilan est moins beau. Je vais être honnête, je suis vraiment mauvaise dans la rédaction d'articles. Contrairement à certains copains qui parviennent à pondre de petits chefs d'oeuvres (que j'admire avec des étoiles plein les yeux d'ailleurs).
Le problème c'est que quand j'essaye de faire un article parlant d'autre chose que de mon avis perso sur tel ou tel roman ou sur mes avancées dans mes projets, j'ai toujours l'impression que je vais dire une connerie. Du coup, je me retrouve avec un blog qui ne me ressemble plus autant que je ne l'aurais souhaité vu que j'ai eu tendance à y reléguer ce que je ne pouvais pas mettre sur la page facebook. Je vais essayer l'an prochain de plus me focaliser sur le blog, quitte à faire des articles sur d'autres choses que l'écriture/la lecture et moins spammer la page fb.

Pour tout ce qui est cosplay, je vais dire que j'ai pas mal progressé cette année (c'est comme pour l'écriture: c'est en pratiquant et en écoutant les critiques positives qu'on avance :) ). J'ai fait peu de costumes (Link, Oni Link, Toph et un costume que je n'ai jamais porté) mais j'ai essayé de les améliorer en cours d'année (4 versions pour Link, 2 pour Oni et une seule pour Toph vu que je n'ai porté le costume qu'une fois). ça m'a également permis d'apprendre pas mal de nouvelles techniques, toujours en vue d'un projet pour dans longtemps (qui intégrera pas mal des techniques que je teste au fur et à mesure).
Ma petite évolution de costumes pour Link (entre la V3 et la V4, j'ai refait la tunique et les gants) (crédits: V1 et V2 Magic Photos, V3 Odi's Eye, V4 TOWN cosplay)

La petite évolution pour Oni Link (Credits: V1 Vivi Adeline Nguyen , V2: Sora-Kun Photographie)
Et pour finir Toph (crédits: Leo. D photographies)
Pour 2015, j'ai aussi quelques projets déja lancés (un duo avec Erdjka, un groupe de méchants, l'amélioration d'un costume que j'ai déja, une créa perso et un petit clin d'oeil pour les Imaginales), mais bon je vous parlerais de ça en temps et en heure :)

Enfin, et pour conclure ce bilan, j'ai eu l'occasion de lancer avec Erdjka le projet week end life consistant à mettre en relation les acteurs des mondes de l'imaginaire (qu'ils soient auteurs, rôlistes, gnistes, cosplayeurs ou autres) avec leur véritable métier. Ce projet fait suite à une initiative lancée lors d'une convention aux Etats Unis puis reprise sur Paris (mais c'était à la base un projet qui ne concernait que les cosplayeurs alors qu'Erdjka et moi souhaitons l'étendre à plus de monde parce qu'on s'est rendues compte que les remarques reçues étaient les mêmes quel que soit la passion en rapport avec les mondes de l'imaginaire). Comme je l'ai déja dit, vous êtes évidemment les bienvenus pour y participer (pour ça, rien de plus simple, il suffit de m'envoyer une photo de vous - pas forcément en costume ou entrain d'écrire ^^ - ainsi que votre véritable métier). Pour 2015, j'espère bien poursuivre ce projet et peut être essayer de le faire connaître un peu plus, le but étant toujours de montrer que les acteurs de l'imaginaire sous un meilleur angle que celui du geek boutonneux perdu dans sa bulle.

samedi 25 octobre 2014

Les déboires de la fin

En travaillant sur le synopsis de Par dela la Porte (la suite de Derrière la Tour), je me suis retrouvée confrontée à un problème concernant la fin. En tant que lectrice, lorsque je prends un livre, je vais avoir tendance à regarder les premières pages ainsi que les dernières. La fin d'un roman, c'est donc à mes yeux un élément particulièrement primordial, un peu comme la dernière bouchée d'un repas. C'est la dernière impression que le récit (et donc l'auteur) laisse au lecteur. Une fin baclée risque de le décevoir alors qu'une fin bien ficelée va marquer le lecteur et peut lui donner envie de relire le roman plus tard. Tout cela pour dire qu'évidemment, comme pour les débuts de romans, j'ai énormément de mal à trouver des fins convaincantes.

Fin fermée ou fin ouverte ?
Si la première était assez courante dans les romans que je lisais quand j'étais petite, la seconde  semble devenir presque systématique aujourd'hui. Pour les deux du fond qui ne suivent pas, une fin ouverte c'est ces fins qui vous laissent imaginer une suite, qui ne sont pas claires et précises. Je me souviens qu'étant plus jeune, les fins fermées me frustraient énormément parce que justement, je ne pouvais plus imaginer une suite avec les personnages que j'avais suivi pendant des centaines de pages. J'avais donc une préférence pour ces fins ouvertes, de telle sorte que dans mes premiers "romans", je les privilégiais. 

D'un côté, écrire une fin fermée, c'est prendre le risque de décevoir le lecteur en coupant net l'histoire des personnages. Mais de l'autre côté, je trouve qu'une fin ouverte peut potentiellement apporter de la lassitude vu qu'il s'agit d'une ficelle devenue très commune.

Evidemment, en tant qu'auteure, je suis face à ce dilemme du choix du type de fin (en particulier pour Par dela la Porte) où je n'ai pas envie de brider l'imagination d'un futur lecteur (sait on jamais qu'un jour je sois publiée ^^) mais en même temps, j'ai un peu envie d'apporter une surprise. 
Et vous alors, vous êtes plus fin ouverte ou fin fermée ?

mardi 16 septembre 2014

Dix livres

Comme vous pouvez presque vous en douter, je réponds encore à un tag (provenant de plusieurs personnes à la fois d'ailleurs...), celui des "10 livres qui vous ont marqué". Et comme c’est un article que j’envisageais peut être de faire un jour, je me suis dit que c’était une bonne occasion.
Je tiens à préciser qu’il s’agit d’une liste personnelle et qu’il n’y a aucun classement dedans (je liste les livres au fur et à mesure que j’y pense).

- Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry : Je l’avais déjà dit dans un précédent post : si je devais aller sur une ile déserte et que je ne pouvais prendre qu’un seul livre, ce serait celui là. Ce roman a beau être assez court, il n’en reste pas moins blindé d’émotions et de leçons de vie que je ne pourrais jamais oublier. 



- La première trilogie de l’assassin royal (donc les 6 premiers tomes en France) de Robin Hobb : La série que je ne peux pas me lasser de lire tant l’univers est vaste et la plupart des personnages détaillés. Je ne cite pas les tomes 7 à 13 (donc la 2e trilogie) tout simplement parce que je l’ai moins aimée et elle m’a moins marquée que la première. Dans ces premiers tomes, j’ai vraiment accroché au Fitz enfant/ado, qui, même s’il est casse pied (mais quel ado ne l’est pas ?), est un personnage attachant, ainsi qu’à sa relation naissante avec Œil de Nuit.


- Les 3 trilogies d’Ewilan (la quête, les mondes et Ellana) ainsi que la trilogie de l’Autre et enfin les âmes croisées de Pierre Bottero : Ces romans sont ceux avec lesquels j’ai grandi. Ce sont ceux qui m’ont fait accrocher avec la fantasy et à ce titre ce sont des romans que personne n’a le droit de toucher dans ma bibliothèque.



- La peau de chagrin de Balzac : Le roman qui m’a réconcilié avec les classiques et qui m’a fait plonger dans les livres du même auteur. 



- La série des Princes d’Ambres de Roger Zelazny : Là, rien d’étonnant non plus ^^ J’ai adoré l’univers quasi infini que traversent les personnages. 



- La trilogie de l’elfe noir de R.A. Salvatore : Je parle ici des 3 premiers tomes c’est-à-dire Terre natale, Terre d’exil et Terre promise. Ces trois romans m’ont marquée à cause de l’évolution et de l’ensemble des questions que Drizzt se pose, en particulier sur ce qu’est un foyer. Je ne cite volontairement pas le reste de la série parce que ces éléments sont moins présents et laissent plus la place à une fantasy plus classique. Le petit plus, c’est que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur et que c’est quelqu’un d’accessible, malgré tout le succès qu’il a (contrairement à certains…).



- Les sept tomes de Nausicaa de la vallée du vent de Hayao Miyazaki : Je vous entends déjà raller « mais elle triche, c’est un animé ». Alors déjà avant d’avoir été mis en film, c’est un merveilleux manga et donc de ce fait c’est un livre. Cette œuvre m’a marquée par sa profondeur. Nausicaa fait partie de ces personnages qui apprennent l’humilité en cours de route, qui découvrent qu’ils ne savent en somme rien de leur monde et surtout qui ont conscience de ne pas forcément agir exactement comme il faudrait.



- Rhinocéros de Eugène Ionesco: Cette pièce m'a fait froid dans le dos la première fois que je l'ai lue. Mais sa signification est juste tellement forte... D'ailleurs pour la petite histoire, je pensais qu'il s'agissait d'une pièce que je ne verrais jamais adaptée au théatre et j'ai eu la merveilleuse surprise de la voir programmée il y a quelques mois au thèatre de la ville à Paris (et elle était très bien adaptée :) )




- Fortune cookies de Silène Edgar : je l’avais dit il y a quelques posts plus tôt. Ce roman est un véritable coup de poing. Il m’a mis une véritable douche froide, de par son aspect réaliste et par la force de ce que Silène raconte. C’est un roman qui m’a à la fois fait froid dans le dos et en même temps rappelé tout peut vite changer.


- La horde du contrevent d’Alain Damasio : Un roman poétique qui touche tant de thématiques que je ne pourrais pas les citer sans spoiler le roman. Le système des formes de vent est juste magique et la dernière était inattendue mais tellement véridique à mes yeux.


Bon il y a évidemment plein d'autres livres que j'aimerais citer mais je n'ai pas non plus toute la journée. Je pense que si certains de ces livres m'ont autant marquée, c'est également lié à la période à laquelle je les ai lus, à des instants où certains des thèmes abordés me parlaient vraiment. Je terminerais en disant qu'il n'y a surement pas de bons ou de mauvais livres, seulement des avis sur tel ou tel oeuvre. Je suis sure que dans les dix que je viens de citer, il y en a au moins un que vous n'aimez pas et mon but dans cet article n'est pas forcément de vous forcer la main. J'avais juste envie de partager avec vous ces quelques titres qui ont m'ont influencée :)

lundi 1 septembre 2014

Ma vie en gifs

Takisys du blog De plumes et de griffes m'a taguée pour un petit défi consistant à "raconter sa vie" à partir de gifs. Le concept est simple, il faut associer un gif à chaque mot donné par la personne qui vous a taguée puis choisir à son tour 5 mots et taguer 5 nouvelles personnes.


Temps

A la fois meilleur ami et pire ennemi. « the flow of time is always cruel » comme dirait l’autre mais en même temps, c’est aussi lui qui nous permet de changer. Rester dans le passé ou trop se projeter dans le futur nous fait oublier et perdre les secondes du temps présent. C’est marrant que Taki me donne ce mot pile maintenant parce que c’est un peu le problème que j’ai en ce moment. Je fais partie de ces gens qui vont trop penser à après demain ou à hier tout en négligeant ce qui se passe à l’instant. Finalement, le meilleur moyen de ralentir le temps, c’est encore d’apprécier le présent.

Evidemment, comme on parle de temps, j'étais un peu obligée de mettre un gif sur l'un de mes deux voyageurs temporels favoris ^^ (par contre je suis d'accord que le gif donne le tournis)

Complicité

Une main tendue, des messages qui s’échangent sans un mot et une confiance à toute épreuve. C’est un élément d’une relation  (quelle qu’elle soit) que je trouve merveilleux et que Muse m’a convaincu d’intégrer dans un roman. C’est d’ailleurs le message principal que je veux faire passer dans Cacophonie Hivernale : une complicité entre deux personnes peut tout changer.
Parce que la complicité c'est avant tout quelque chose entre deux êtres vivants, pas forcément de la même espèce. Et puis la référence à Nausicaa parce que ce manga fait partie des oeuvres qui m'ont profondément marquée et qui me font toujours verser des larmes quand je les relis.

Aventure

L’aventure, l’imprévu, le risque. Voila des éléments qui me prennent aux tripes. Non par peur mais d’excitation. L’aventure c’est ce qui me sort de mon train train quotidien et du métro boulot dodo. Pas besoin de partir dans la jungle au milieu de nulle part (pourtant je pourrais vu mon boulot) pour vivre des aventures merveilleuses.


Voyage

La première raison pour laquelle j’écris et je lis. Pour m’évader, voyager dans d’autres mondes. C’est la poursuite de l’aventure, l’immersion dans des pays différents de ce qu’on connait. Les voyages que j’ai fait ont une place très particulière en moi parce que même s’ils ont pu être durs, ils m’ont tous apporté quelque chose de positif pour faire la personne que je suis actuellement.
Bon je crois que ça résume tout ^^


Rencontre


Encore une fois, Taki a tapé juste, dans la poursuite parfaite des deux mots précédents :)
Quand on me parle de rencontre, ça m'évoque toutes les personnes merveilleuses que j'ai pu rencontrer par le biais de mes passions, de mon travail et de mes voyages. Chacune de ces rencontres m'a appris quelque chose, même si sur le coup ça n'a pas toujours été facile. Mais une rencontre c'est également une séparation, chose qu'on oublie souvent même si elle est plus ou moins longue (là j'avais une belle citation à vous mettre mais je vais m'abstenir).
Je ne vais pas vous citer toutes les belles rencontres que j'ai faites et que je ne regrette pas parce que ce serait trop long.  Par contre, je crois sincèrement qu'une rencontre, c'est avant tout oser aller vers l'autre, même quand on ne connait rien (ou presque) à son univers.
Oui, je triche, ce n'est pas un gif. En plus je vous vois déja vous demander "mais pourquoi est ce qu'elle nous met une photo de nourriture ?". La raison est simple: cette photo a été prise pendant une rencontre internationale de jeunes à laquelle j'ai participé y a 3 ans. J'ai évidemment une tonne de photos qui pourrait illustrer la rencontre mais je ne les mets pas parce qu'il y a d'autres gens dessus et qui n'ont peut être pas forcément envie de figurer sur mon blog. L'autre raison, c'est que je trouve que cette image d'un buffet avec des plats "typiques" de plein de pays différents est une belle approche de ce que je disais avant: personne ne connait vraiment le plat qu'il va goûter mais le hasard et la curiosité permettent de briser le mur entre les cultures. (et pour ceux qui se demanderaient, non on ne voit pas mon plat d'ici)

Je propose donc aux personnes suivantes de relever le défi (si ça leur fait plaisir évidemment ^^). Mais si d'autres personnes ont envie de participer, vous êtes les bienvenues :)
- Angou Levant
- Maelle Selsynn
- Celia Deiana
- Nankin
- Blackwatch Vw

Et mes mots sont:
- Espoir
- Confiance
- Création
- Chute
- Evasion

samedi 16 août 2014

Abérrations géologiques dans la fiction: quelques erreurs à éviter

Je profite d'un peu de temps pour rédiger un petit billet sur le réalisme dès qu'on parle de géologie. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis géologue donc je porte un regard un peu critique (soit amusé, soit énervé, ça dépend des jours) sur toutes les fictions qui touchent de près ou de loin à ce domaine. Malgré ça, j'ai aussi un grand amour des films catastrophes parce qu'il faut admettre que même si c'est mal réalisé, plein de conneries scientifiques et très cliché, c'est quand même marrant à regarder (rien que pour parier sur ce qui va se passer).

Du coup, j'ai décidé de vous lister quelques erreurs qu'on voit dans les films (bons ou mauvais), dans les romans/nouvelles ou qu'on peut même entendre dans les médias. Embarquez avec vous une bonne dose d'humour et de dérision et c'est parti !

1) Le volcan qui fait deux types d’éruptions en même temps
C'est l'un des trucs les plus fréquents dans les films qui traitent d'éruptions volcaniques: on vous montre de la lave, des blocs qui sautent de toute part, des nuées ardentes, des explosions et compagnie parce que ça vend bien. Mais malheureusement (ou plutôt heureusement pour nous), ce n'est pas possible. Un volcan ne peut pas être en même temps effusif et explosif, tout simplement parce que c'est une question de géodynamique et de chimie des magmas. 
Ceci fait de la Montagne du Destin (enfin sa représentation cinématigraphique) un volcan irréaliste (oui j'ai regardé le Seigneur des anneaux en me disant qu'il y avait des erreurs géologiques...)
Le "fameux" volcan islandais au nom imprononçable ou la preuve qu'on a pas besoin de cracher tout ce qu'on volcan peut cracher pour paralyser une partie du monde 


2) La faille inactive depuis des millions d'années qui refonctionne sans raisons
Soyons d'accord: une faille est active s'il y a des contraintes qui s'appliquent dessus. Ces contraintes sont liées à un contexte géodynamique général (comme une chaîne de montagne active par exemple). Une faille peut donc être réactivée (oui, la nature est flemmarde, elle réutilise des accidents pré-existants si elle le peut) mais seulement si des contraintes tangibles s'appliquent sur elles. De ce fait, l'une des grandes failles qui traverse le bassin parisien n'est pas prête de se réactiver. Après, si vous voulez quand même le faire dans votre scénario de SFFF, pourquoi pas (après tout, tout est possible) mais dans ce cas, l'outil ou la magie que vous utiliserez devrait être particulièrement puissante.
En gros, si vous devez retenir une chose, c'est que c'est possible mais pas sans conséquences notables.
Un exemple visible de l'effet d'une faille active (faille de San Andreas)
(ah, et pendant que j'y pense: non les failles d'Alsace ne sont pas suffisantes pour créer un tsunami dans le Rhin, n'en déplaise à certains)

3) La géologue sexy qui va sur le terrain en talons et petite tenue (équivalent pour ces messieurs: venir en costard et chaussures vernies)
Encore une fois, c'est quelque chose qui apparaît très fréquemment dans la fiction... et qui n'a rien de réaliste du tout. Pour ceux qui ne visualisent pas ce que sont les conditions de terrain, alors dites vous que ça consiste généralement à marcher pendant des heures dans des conditions peu attractives (végétation hostile, pas de chemin, surface caillouteuse pleine de pierriers, météo peu agréable (grosse chaleur ou autres), traversée de zones perdues au milieu de nulle part et bien d'autres). Donc, non, le terrain ce n'est pas sexy et propre. On sue, on a chaud, on tombe on peut se blesser (souvent d'ailleurs) et on essaye d'économiser son eau potable. Les talons et autres chaussures peu pratiques (et peu sécuritaires) sont donc à oublier (c'est comme si vous imaginiez Indiana Jones aller chercher des reliques en costard cravate et pompes cirées. ça vous semble irréalisable ? La géol de terrain, c'est la même chose ^^)

Ce point me fait également penser que les problèmes que j'ai évoqué s'appliquent également à vos survivants dans un monde post apocalyptique ou même à vos aventuriers de fantasy :p

4) Le champ magnétique qui s'arrête/qui s'inverse du jour au lendemain
Les variations du champ magnétique terrestre sont assez mal connues. On sait qu'il peut s'inverser parce que ça a déja été enregistré par des roches dans le passé. Mais les mécanismes déclenchant l'inversion (et donc permettant de la prédire) sont encore étudiés. Quoi qu'il en soit, de tels changements ne se feraient pas à l'échelle d'une vie humaine et donc encore moins à l'échelle d'une journée.

Par ailleurs, dans la même lignée, je rappelle que les explosions et les bombes ne résolvent pas tout. C'est bien pour cramer votre budget d'effets spéciaux mais ça ne constitue pas une solution... Surtout pour atteindre une cible qui est au centre de la terre. En effet, les sondages les plus profonds qu'on est capable actuellement de réaliser sont de l'ordre de 12 km (c'est en Russie que ça a été fait si je ne me plante pas). Autant dire que ce forage n'a même pas dépassé la fin de la croûte terrestre (pour information, le noyau est à 2900 km de profondeur). Donc mettre une bombe à 12 km de profondeur pour impacter un truc qui se trouve à plus de 2900 km de profondeur est juste... impossible.

Bon y en a d'autres de ces erreurs mais je ne les ai pas forcément en tête à l'instant. Cela dit, si vous avez des doutes sur un point en particulier, n'hésitez pas à m'en faire part. Même si j'ai pas la réponse sur l'instant, j'essayerais de me renseigner :)
Autre chose, si ça en intéresse certains, je monterais peut être un petit article plus axé mines et énergétique (qu'est ce qui se fait actuellement, qu'est ce qui est en développement, le tout avec un regard le plus neutre possible) parce que je sais qu'il s'agit de points qui peuvent être utilisables en SFFF (et surtout en SF je pense).