Affichage des articles dont le libellé est Commérages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Commérages. Afficher tous les articles

mercredi 27 mai 2015

Point sur les projets



On arrive déja ( !!) fin mai alors je me suis dit que c'était une bonne occasion pour faire un petit bilan depuis le début de l'année. Bien que du côté du blog je n'ai pas été très active (de façon très originale), ça ne m'a pas empêché de remplir une partie des objectifs de l'année (si ça vous amuse, vous pouvez les relire ici ).

Côté écriture / corrections:
Ma priorité était de boucler la V3 de Cacophonie Hivernale et c'est fait depuis presque un mois maintenant. Initialement je souhaitais participer au speed dating des Imaginales (plus d'informations ici) avec ce projet. Mais malheureusement, je n'aurais pas l'occasion d'être sur Epinal ce jour là. Ceci étant dit, j'ai quand même l'intention de prendre mon courage à deux mains et d'envoyer le projet en question à quelques éditeurs (même si je suis encore un peu hésitante, je pense que quatre jours aux Imaginales vont me booster ^^).

La fin des corrections de Cacophonie Hivernale (V3) ! Après presque un an de corrections... 
J'ai également quelques envies de premier jet / réécriture qui me prennent. Ce n'est pas très nouveau mais je n'ai jamais été très convaincue par ma deuxième partie de Détours de folie alors que le personnage principal est l'un de mes favoris. Il se trouve que Muse a été récemment prise d'inspiration et m'a trouvé un synopsis pour réécrire complètement cette deuxième partie. Du coup, j'ai énormément d'idées (ce qui me fait penser que ma partie deux va avoir une prise de poids certaine), il ne me reste donc plus qu'à les assembler un peu mieux pour en faire un meilleur synopsis.

Côté blog, PAL et lectures:
Il est avéré que je ne suis pas une très bonne blogueuse. Résultat, même si j'ai eu quelques idées d'articles (dont certains concernant des romans que j'ai lus depuis le début de l'année), je ne les ai jamais écris, autant par flemme que par manque de confiance en moi... Pourtant, ça ne m'a pas empêché de lire (les tomes 2 et 3 de la magnifique trilogie de Cindy Van Wilder, le tome 3 de Codex Alera gentiment offert par Bragelonne, presque l'intégrale du Soldat Chamane de Robin Hobb, L'héritier de Novron, Dead time, Vivants et quelques autres, sans parler de ceux que j'ai pris un grand plaisir à relire). 

Voyez le joli paquet que j'ai reçu d'une adorable grenouille :) (avec un des romans de ma PAL)

Ma PAL va de toute façon se remplir très vite aux Imaginales puisque j'ai énormément de romans francophones à rattraper (Le septième guerrier mage de Paul Beorn, La pelote d'épingles de Cécile G. Cortès, Les pirates de l'escroc griffe de ce cher capitaine Sycophante (j'ai hate !!!), la suite des chroniques de Syves et de la Balance Brisée de Syven, Rédemption de Bérengère Rousseau, la reine des esprits de Valérie Simon et pleins d'autres encore !) 

Côté costumes:
Sur 6 costumes initialement prévus, j'en aurais fait 4 (Les deux Link, Vaati et la "créa perso med-fan"). J'ai par contre décidé de mettre Korra de côté pour cette année parce que cette version est énormément cosplayée cette année. Je préfère donc attendre que la mode passe un peu. Mais une chose est sure, c'est que ce personnage me tient suffisamment à coeur pour que je n'abandonne pas le projet (et je tiens à faire cette version du personnage parce que j'ai vraiment craqué sur ce que devient Korra dans cette saison 4). Quant à Haku, il est toujours prévu que je le fasse (ça ne saurait tarder d'ailleurs...).  

Et voila un de projets de l'année de bouclé (cosplay de Vaati - crédits: Magic Photos)
Oh un projet imprévu qui m'a pris presque quatre mois à réaliser ;) (cosplay de Seymour Guado - crédits: Pépin photo)
Tiens un autre projet imprévu que Muse m'a imposé (...) (cosplay de Vincent Valentine - crédits SVM56 photos)
Mais comme je l'avais dit en début d'année, je suis incapable de m'en tenir à un planning et c'est comme ça que je me suis retrouvée avec trois nouveaux projets (Seymour, Vincent et le gros projet pour "anim'est"). A partir de juillet, il y a de fortes chances que je consacre une bonne partie de mon temps au "gros projet" parce qu'il me demandera beaucoup de détails  (donc ça va me prendre du temps) et que j'ai envie de le passer en concours.

Un petit point sur les prochaines sorties:
Inutile de rappeler que demain ce seront les Imaginales :D (j'ai hate et j'irais, même si mon travail essaye de m'en empêcher à tout prix). J'espère que le beau temps sera au rendez vous pour une fois (fin mai en Lorraine...).

Bon Toph est un cosplay que j'ai fait l'an dernier mais bon le concours du Salon du Livre de Paris était une bonne occasion pour le ressortir (et oui j'ai vraiment fait la pub du roman de Cindy sur scène) - Credits: Actualitte CC BY SA 2.0
Sinon, je serais également les quatre jours à la Japan Expo de Paris, du 2 au 5 juillet, avec Erdjka (le jeudi), Skkarae et les Alchimistes de l'Est.

Après, niveau sorties, ce sera beaucoup plus calme. Je ne sais pas encore quels salons j'aurais l'occasion de faire pour le reste de l'année(Surement Anim'Est, la MCM d'octobre et j'aimerais bien aller aux Utopiales si c'est possible). Si vous avez des noms de conventions ou de salons du livre sympas à me proposer pour cette deuxième partie de 2015, n'hésitez pas à me les proposer :) 

dimanche 3 mai 2015

Sept étapes de ma vie d'auteure

Il y a déja plus d'un mois, Earane (l'auteure de Rédemption), m'a tagguée sur la chaine des sept étapes de la vie d'auteur (bon ça date un peu mais entre les corrections et tous les autres projets en cours, j'ai laissé la poussière s'entasser par ici...). 

Courant 2008: Premiers balbutiements sur un roman 
L'ennui au lycée fait que je commence à écrire un peu plus sérieusement. Je commence par quelques "nouvelles" (oui, vous avez bien lu) puis un univers s'esquisse peu à peu dans ma tête. Je dessine une carte, d'abord destinée à une partie de jeu de rôle et puis je me laisse tenter par une histoire. J'y passerais presque une année (si je ne me plante pas, j'ai dépassé les 50 kmots, le tout écrit à la main...). Même si j'ai abandonné ce projet par la suite, les bases de l'univers, quant à elles, sont restées puisqu'il s'agit du monde de Roanne.

Courant 2010: Roanne et ses débuts
Je commence ma première année de prépa. Mais l'envie d'écrire est toujours là. Ce que j'appellerais des années plus tard "Muse" me taraude avec un nouveau projet. L'histoire d'un personnage légendaire de l'univers que j'avais développé les années précédentes. C'est comme ça que je commence le premier jet de Roanne. Il me faudra aussi environ une année pour en venir à bout ainsi qu'une autre année pour achever la V2.

Parce que l'inspiration peut venir à n'importe quel moment, même les plus incongrus... (photo: Ephiria)
Fin mai 2012 à septembre 2012: Reprise de l'écriture
Je suis en fin de première année / début de seconde année d'école et je n'ai pas écrit pendant un an (pourtant Muse continuait à me soumettre des idées). Mais fin mai 2012, mon entourage s'effondre et je me retrouve seule. Je me remets énormément en cause puis je décide de me relever en repartant sur de nouvelles bases. L'une d'entre elles c'est l'écriture. J'achève la V3 de Roanne pendant l'été 2012. A ce moment là, je me rends compte que je ne peux pas progresser plus sans regard extérieur et je finis par (re)découvrir Cocyclics (je connaissais de nom mais je ne m'y étais jamais inscrite). Après avoir hésité pendant quelques temps à m'y inscrire (j'étais réticente à me réinscrire sur un forum, après l'aventure Jeunes Ecrivains...), je passe le cap début septembre 2012. J'y découvre une communauté chaleureuse et surtout de très bon conseil. J'obtiens mes premières bétas sur Roanne (certaines me confortent mais d'autres me bloquent... à ce moment là, je ne sais pas encore comment contourner les problèmes qui me sont pointés).



Mars - Novembre 2013: Premières soumissions 
Je finis par craquer et j'envoie Roanne à quelques éditeurs (le roman en est à sa V5 à ce moment). Certains "non" sont assez rapides. D'autres mettront plus de temps (des "non" encourageants et détaillés). Après toutes ces réponses, je prends la décision de réécrire complètement Roanne. J'ai beaucoup d'idées et un peu plus de recul sur le scénario (et je comprends enfin comment régler les problèmes que mes béta lecteurs me pointaient).

2013: Le réveil de la Muse
L'émulation de Cocy me motive à m'inscrire au challenge premier jet avec un nouveau projet: Derrière la Tour. Ayant un rythme d'écriture (au premier jet je précise)  variant entre 1000 et 2000 mots par jour, j'arrive à boucler ce projet assez vite. A peine ai-je fini les aventures d'Elina, que Muse me suggère une nouvelle idée, qui fera l'objet de mon second challenge de l'année (Au nom des possibles). Ce début 2013 me permet aussi de sympathiser avec certaines grenouilles (Vestrit, Nankin, Fanette et bien d'autres). 

En novembre, Muse étant toujours aussi active, je me lance dans un nouveau premier jet: Grèves (qui deviendra quelques mois plus tard Cacophonie Hivernale). Je profite de l'émulation du challenge premier jet de Cocy une fois de plus. 
En parrallèle, je participe aussi au NaNoWriMo. Par pur hasard, je tombe sur quelques nanoteurs nancéens (ou de l'Est de la France). Nous organisons quelques write-in pendant le mois Après le Nano, nous continuons à nous rencontrer et finissons par devenir de bons amis IRL.

Mai - Eté 2014: Beaucoup de stress et une bonne nouvelle
Au cours d'une discussion aux Imaginales avec Atar, elle me propose de béta lire Cacophonie Hivernale (qui en était à sa V2). J'hésite mais je prends mon courage à deux mains et je lui envoie le projet. Je stresse beaucoup. Puis sa réponse tombe. Evidemment, j'ai des choses à corriger. Mais globalement mon roman tient debout. Cette béta lecture me redonne de la confiance en moi et je commence la V3 de Cacophonie Hivernale.



Mai 2015:
La fin des corrections ! En arrivant au point final, j'ai poussé un cri de joie et j'ai même lâché quelques larmes (après un an à bosser sur ce projet). Je commence même à réfléchir plus sérieusement à envoyer Cacophonie Hivernale à des éditeurs. Sauf que cette fois, contrairement au projet Roanne, je me sens beaucoup plus confiante. 



Bon vous aurez compris, pour moi les étapes de ma vie d'auteure, sont intimement liés à ma prise de confiance en moi. L'écriture a eu une grande influence sur ma vie personnelle ainsi que sur ma façon de prendre du recul (merci à la béta lecture aussi ^^).

Je ne taggue personne parce que je pense que la plupart des auteures que je connais ont déja répondu à cette chaine :p (ça m'apprendra à être aussi longue à écrire des articles).

dimanche 18 janvier 2015

[costumes et sorties] Quelques prévisions pour l'année 2015

J'avais dit il y a quelques articles de cela que je reviendrais plus en détail sur les costumes prévus pour cette année. 

2015 va être une année assez chargée, autant sur le plan des sorties (des conventions mais également des festivals et des salons auxquels j'ai envie de participer). Vous risquez donc de me croiser aux évènements suivants:
- La Festiconv' Senyu à Epinal (28 fevrier au 1er mars)
- Le salon du livre de Paris (21 ou 22 mars)
- Le Festival des Monde Imaginaires (11 ou 12 avril), si j'ai le budget pour (j'aurais bien fait Trolls et Légendes à Mons mais c'est un peu loin et je pense que le budget ne suivra pas...)
- Le concert Zelda à Paris (23 avril)
- Geekopolis à Paris (23 ou 24 mai), selon mon état de fatigue
- Les Imaginales à Epinal (28 au 31 mai)
- La Japan Expo à Paris (je ne sais pas encore quels jours - à voir avec Erdjka)
- Peut être les Utopiales à Nantes (tout dépendra des dates)
- L'Anim'Est à Nancy (en novembre)
Il y a évidemment des chances que cette liste soit plus longue d'ici quelques temps :)

A l'image de toutes ces sorties, j'ai presque tout autant de projets de costumes (autant des projets solos que des projets en groupe d'ailleurs). Si certains des projets sont contraints par le temps (un projet pour une sortie précise), la plupart des autres n'ont pas de dead line particulière donc je vais essayer de les échelonner pendant toute l'année.

Les quelques costumes au programme cette année (pour l'instant) - à cette liste, s'ajoute également le costume d'Erdjka 
Compte tenu des nombreux projets (les 3 en groupes n'étaient pas initialement prévu et se sont rajoutés petit à petit depuis fin 2014), je préfère décaler les deux autres gros projets que j'avais prévu (celui de l'artwork et un autre projet lié à un roman) pour éviter de les bâcler et d'avoir à refaire plusieurs fois le costume comme je l'ai fait en 2014...
En plus de ces projets, j'aimerais bien faire quelques photos sympa avec mon costume de Toph (je n'ai que des photos prises en convention) et peut être refaire un shooting en Oni Link avec la bonne épée cette fois (je pense que je vais carrément la refaire vu que je vais avoir du mal à ramener l'ancienne chez moi...)

Evidemment, comme je l'ai dit dans un précédent article, ce n'est pas parce que je bosse sur des projets de costumes que j'arrête pour autant d'écrire ou de corriger. Muse continue évidemment de me soumettre ses idées (le plus dur restant le choix du projet sur lequel j'ai envie de bosser... écrire ou corriger... un choix dont j'ai horreur...).

mercredi 7 janvier 2015

Liberté et amalgames

Je pense que rien qu'à ce titre, vous vous doutez de quoi je vais parler. Si ce n'est pas le cas, voila un petit rappel. 

En fait, j'étais partie pour ne pas commenter ces faits, vu qu'une bonne partie de mon entourage l'avait fait avant moi. Mais finalement en voyant certains mails qui sont passés sur une des listes de diffusion de mon université, j'ai eu un peu envie de réagir. Ce que je vais dire n'est pas nouveau mais après tout, la liberté d'expression existe pour qu'on l'utilise. 

En tant qu'individu, j'ai été profondément choquée par ces actes, comme à chaque nouveau "spectacle" de violence. En tant qu'auteure et bloggueuse, j'ai été encore plus révoltée parce qu'on a tenté de piétiner la liberté d'expression. Comme disait Agnès Marot il y a quelques temps, "mes armes à moi ce sont mes mots". Je n'ai jamais été aussi d'accord avec elle. 

Malheureusement, cet acte est également le terreau d'amalgames que j'ai pu lire ou entendre cet après midi (même si ce n'était pas la généralité et certains font même quelques rappels nécéssaires). A mon humble avis, la connerie n'a ni nationalité, ni couleur, ni religion. Elle est seulement humaine. 
.
Sur tous les dessins que j'ai vu passer cet après midi, celui de Boulet m'a particulièrement touchée

samedi 25 octobre 2014

Les déboires de la fin

En travaillant sur le synopsis de Par dela la Porte (la suite de Derrière la Tour), je me suis retrouvée confrontée à un problème concernant la fin. En tant que lectrice, lorsque je prends un livre, je vais avoir tendance à regarder les premières pages ainsi que les dernières. La fin d'un roman, c'est donc à mes yeux un élément particulièrement primordial, un peu comme la dernière bouchée d'un repas. C'est la dernière impression que le récit (et donc l'auteur) laisse au lecteur. Une fin baclée risque de le décevoir alors qu'une fin bien ficelée va marquer le lecteur et peut lui donner envie de relire le roman plus tard. Tout cela pour dire qu'évidemment, comme pour les débuts de romans, j'ai énormément de mal à trouver des fins convaincantes.

Fin fermée ou fin ouverte ?
Si la première était assez courante dans les romans que je lisais quand j'étais petite, la seconde  semble devenir presque systématique aujourd'hui. Pour les deux du fond qui ne suivent pas, une fin ouverte c'est ces fins qui vous laissent imaginer une suite, qui ne sont pas claires et précises. Je me souviens qu'étant plus jeune, les fins fermées me frustraient énormément parce que justement, je ne pouvais plus imaginer une suite avec les personnages que j'avais suivi pendant des centaines de pages. J'avais donc une préférence pour ces fins ouvertes, de telle sorte que dans mes premiers "romans", je les privilégiais. 

D'un côté, écrire une fin fermée, c'est prendre le risque de décevoir le lecteur en coupant net l'histoire des personnages. Mais de l'autre côté, je trouve qu'une fin ouverte peut potentiellement apporter de la lassitude vu qu'il s'agit d'une ficelle devenue très commune.

Evidemment, en tant qu'auteure, je suis face à ce dilemme du choix du type de fin (en particulier pour Par dela la Porte) où je n'ai pas envie de brider l'imagination d'un futur lecteur (sait on jamais qu'un jour je sois publiée ^^) mais en même temps, j'ai un peu envie d'apporter une surprise. 
Et vous alors, vous êtes plus fin ouverte ou fin fermée ?

mardi 16 septembre 2014

Dix livres

Comme vous pouvez presque vous en douter, je réponds encore à un tag (provenant de plusieurs personnes à la fois d'ailleurs...), celui des "10 livres qui vous ont marqué". Et comme c’est un article que j’envisageais peut être de faire un jour, je me suis dit que c’était une bonne occasion.
Je tiens à préciser qu’il s’agit d’une liste personnelle et qu’il n’y a aucun classement dedans (je liste les livres au fur et à mesure que j’y pense).

- Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry : Je l’avais déjà dit dans un précédent post : si je devais aller sur une ile déserte et que je ne pouvais prendre qu’un seul livre, ce serait celui là. Ce roman a beau être assez court, il n’en reste pas moins blindé d’émotions et de leçons de vie que je ne pourrais jamais oublier. 



- La première trilogie de l’assassin royal (donc les 6 premiers tomes en France) de Robin Hobb : La série que je ne peux pas me lasser de lire tant l’univers est vaste et la plupart des personnages détaillés. Je ne cite pas les tomes 7 à 13 (donc la 2e trilogie) tout simplement parce que je l’ai moins aimée et elle m’a moins marquée que la première. Dans ces premiers tomes, j’ai vraiment accroché au Fitz enfant/ado, qui, même s’il est casse pied (mais quel ado ne l’est pas ?), est un personnage attachant, ainsi qu’à sa relation naissante avec Œil de Nuit.


- Les 3 trilogies d’Ewilan (la quête, les mondes et Ellana) ainsi que la trilogie de l’Autre et enfin les âmes croisées de Pierre Bottero : Ces romans sont ceux avec lesquels j’ai grandi. Ce sont ceux qui m’ont fait accrocher avec la fantasy et à ce titre ce sont des romans que personne n’a le droit de toucher dans ma bibliothèque.



- La peau de chagrin de Balzac : Le roman qui m’a réconcilié avec les classiques et qui m’a fait plonger dans les livres du même auteur. 



- La série des Princes d’Ambres de Roger Zelazny : Là, rien d’étonnant non plus ^^ J’ai adoré l’univers quasi infini que traversent les personnages. 



- La trilogie de l’elfe noir de R.A. Salvatore : Je parle ici des 3 premiers tomes c’est-à-dire Terre natale, Terre d’exil et Terre promise. Ces trois romans m’ont marquée à cause de l’évolution et de l’ensemble des questions que Drizzt se pose, en particulier sur ce qu’est un foyer. Je ne cite volontairement pas le reste de la série parce que ces éléments sont moins présents et laissent plus la place à une fantasy plus classique. Le petit plus, c’est que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur et que c’est quelqu’un d’accessible, malgré tout le succès qu’il a (contrairement à certains…).



- Les sept tomes de Nausicaa de la vallée du vent de Hayao Miyazaki : Je vous entends déjà raller « mais elle triche, c’est un animé ». Alors déjà avant d’avoir été mis en film, c’est un merveilleux manga et donc de ce fait c’est un livre. Cette œuvre m’a marquée par sa profondeur. Nausicaa fait partie de ces personnages qui apprennent l’humilité en cours de route, qui découvrent qu’ils ne savent en somme rien de leur monde et surtout qui ont conscience de ne pas forcément agir exactement comme il faudrait.



- Rhinocéros de Eugène Ionesco: Cette pièce m'a fait froid dans le dos la première fois que je l'ai lue. Mais sa signification est juste tellement forte... D'ailleurs pour la petite histoire, je pensais qu'il s'agissait d'une pièce que je ne verrais jamais adaptée au théatre et j'ai eu la merveilleuse surprise de la voir programmée il y a quelques mois au thèatre de la ville à Paris (et elle était très bien adaptée :) )




- Fortune cookies de Silène Edgar : je l’avais dit il y a quelques posts plus tôt. Ce roman est un véritable coup de poing. Il m’a mis une véritable douche froide, de par son aspect réaliste et par la force de ce que Silène raconte. C’est un roman qui m’a à la fois fait froid dans le dos et en même temps rappelé tout peut vite changer.


- La horde du contrevent d’Alain Damasio : Un roman poétique qui touche tant de thématiques que je ne pourrais pas les citer sans spoiler le roman. Le système des formes de vent est juste magique et la dernière était inattendue mais tellement véridique à mes yeux.


Bon il y a évidemment plein d'autres livres que j'aimerais citer mais je n'ai pas non plus toute la journée. Je pense que si certains de ces livres m'ont autant marquée, c'est également lié à la période à laquelle je les ai lus, à des instants où certains des thèmes abordés me parlaient vraiment. Je terminerais en disant qu'il n'y a surement pas de bons ou de mauvais livres, seulement des avis sur tel ou tel oeuvre. Je suis sure que dans les dix que je viens de citer, il y en a au moins un que vous n'aimez pas et mon but dans cet article n'est pas forcément de vous forcer la main. J'avais juste envie de partager avec vous ces quelques titres qui ont m'ont influencée :)

samedi 16 août 2014

Abérrations géologiques dans la fiction: quelques erreurs à éviter

Je profite d'un peu de temps pour rédiger un petit billet sur le réalisme dès qu'on parle de géologie. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis géologue donc je porte un regard un peu critique (soit amusé, soit énervé, ça dépend des jours) sur toutes les fictions qui touchent de près ou de loin à ce domaine. Malgré ça, j'ai aussi un grand amour des films catastrophes parce qu'il faut admettre que même si c'est mal réalisé, plein de conneries scientifiques et très cliché, c'est quand même marrant à regarder (rien que pour parier sur ce qui va se passer).

Du coup, j'ai décidé de vous lister quelques erreurs qu'on voit dans les films (bons ou mauvais), dans les romans/nouvelles ou qu'on peut même entendre dans les médias. Embarquez avec vous une bonne dose d'humour et de dérision et c'est parti !

1) Le volcan qui fait deux types d’éruptions en même temps
C'est l'un des trucs les plus fréquents dans les films qui traitent d'éruptions volcaniques: on vous montre de la lave, des blocs qui sautent de toute part, des nuées ardentes, des explosions et compagnie parce que ça vend bien. Mais malheureusement (ou plutôt heureusement pour nous), ce n'est pas possible. Un volcan ne peut pas être en même temps effusif et explosif, tout simplement parce que c'est une question de géodynamique et de chimie des magmas. 
Ceci fait de la Montagne du Destin (enfin sa représentation cinématigraphique) un volcan irréaliste (oui j'ai regardé le Seigneur des anneaux en me disant qu'il y avait des erreurs géologiques...)
Le "fameux" volcan islandais au nom imprononçable ou la preuve qu'on a pas besoin de cracher tout ce qu'on volcan peut cracher pour paralyser une partie du monde 


2) La faille inactive depuis des millions d'années qui refonctionne sans raisons
Soyons d'accord: une faille est active s'il y a des contraintes qui s'appliquent dessus. Ces contraintes sont liées à un contexte géodynamique général (comme une chaîne de montagne active par exemple). Une faille peut donc être réactivée (oui, la nature est flemmarde, elle réutilise des accidents pré-existants si elle le peut) mais seulement si des contraintes tangibles s'appliquent sur elles. De ce fait, l'une des grandes failles qui traverse le bassin parisien n'est pas prête de se réactiver. Après, si vous voulez quand même le faire dans votre scénario de SFFF, pourquoi pas (après tout, tout est possible) mais dans ce cas, l'outil ou la magie que vous utiliserez devrait être particulièrement puissante.
En gros, si vous devez retenir une chose, c'est que c'est possible mais pas sans conséquences notables.
Un exemple visible de l'effet d'une faille active (faille de San Andreas)
(ah, et pendant que j'y pense: non les failles d'Alsace ne sont pas suffisantes pour créer un tsunami dans le Rhin, n'en déplaise à certains)

3) La géologue sexy qui va sur le terrain en talons et petite tenue (équivalent pour ces messieurs: venir en costard et chaussures vernies)
Encore une fois, c'est quelque chose qui apparaît très fréquemment dans la fiction... et qui n'a rien de réaliste du tout. Pour ceux qui ne visualisent pas ce que sont les conditions de terrain, alors dites vous que ça consiste généralement à marcher pendant des heures dans des conditions peu attractives (végétation hostile, pas de chemin, surface caillouteuse pleine de pierriers, météo peu agréable (grosse chaleur ou autres), traversée de zones perdues au milieu de nulle part et bien d'autres). Donc, non, le terrain ce n'est pas sexy et propre. On sue, on a chaud, on tombe on peut se blesser (souvent d'ailleurs) et on essaye d'économiser son eau potable. Les talons et autres chaussures peu pratiques (et peu sécuritaires) sont donc à oublier (c'est comme si vous imaginiez Indiana Jones aller chercher des reliques en costard cravate et pompes cirées. ça vous semble irréalisable ? La géol de terrain, c'est la même chose ^^)

Ce point me fait également penser que les problèmes que j'ai évoqué s'appliquent également à vos survivants dans un monde post apocalyptique ou même à vos aventuriers de fantasy :p

4) Le champ magnétique qui s'arrête/qui s'inverse du jour au lendemain
Les variations du champ magnétique terrestre sont assez mal connues. On sait qu'il peut s'inverser parce que ça a déja été enregistré par des roches dans le passé. Mais les mécanismes déclenchant l'inversion (et donc permettant de la prédire) sont encore étudiés. Quoi qu'il en soit, de tels changements ne se feraient pas à l'échelle d'une vie humaine et donc encore moins à l'échelle d'une journée.

Par ailleurs, dans la même lignée, je rappelle que les explosions et les bombes ne résolvent pas tout. C'est bien pour cramer votre budget d'effets spéciaux mais ça ne constitue pas une solution... Surtout pour atteindre une cible qui est au centre de la terre. En effet, les sondages les plus profonds qu'on est capable actuellement de réaliser sont de l'ordre de 12 km (c'est en Russie que ça a été fait si je ne me plante pas). Autant dire que ce forage n'a même pas dépassé la fin de la croûte terrestre (pour information, le noyau est à 2900 km de profondeur). Donc mettre une bombe à 12 km de profondeur pour impacter un truc qui se trouve à plus de 2900 km de profondeur est juste... impossible.

Bon y en a d'autres de ces erreurs mais je ne les ai pas forcément en tête à l'instant. Cela dit, si vous avez des doutes sur un point en particulier, n'hésitez pas à m'en faire part. Même si j'ai pas la réponse sur l'instant, j'essayerais de me renseigner :)
Autre chose, si ça en intéresse certains, je monterais peut être un petit article plus axé mines et énergétique (qu'est ce qui se fait actuellement, qu'est ce qui est en développement, le tout avec un regard le plus neutre possible) parce que je sais qu'il s'agit de points qui peuvent être utilisables en SFFF (et surtout en SF je pense).

dimanche 8 juin 2014

Progresser ?

En ouvrant mon dossier "romans", je suis récemment retombée sur des premiers jets de Roanne et même de projets antérieurs (la première version de Détours de folie par exemple, qui n'a rien à voir avec la version actuelle si ce n'est le nom des personnages :p ). Par curiosité, je me suis amusée à rouvrir ces fichiers et cela m'a fait prendre conscience d'une chose dont je doute en permanence: j'ai progressé. C'est peut être très con à dire mais oui, j'ai progressé. Cela ne signifie pas que j'ai une plume en or ou que je mérite un prix. 
Non, ça veut tout simplement dire que j'ai un peu plus d'expérience, que j'ai appris de nouvelles choses qui m'ont permis de m'améliorer.
Petite capture d'écran du premier roman que j'ai écrit. C'est illisible, même pour moi. En plus du style, le roman n'a pas du tout de trame. Y a des changements de point de vue intempestifs de partout, trop de tell et d'ellipses et c'est bourré de passages bien wtf liés à mon humeur du jour. Cela dit , j'en ai quand même écrit 56 kmots (et ça m'avait pris un an).  Et c'est également dans ce roman que j'ai eu l'idée de l'histoire de Roanne...
Dans la même lignée, je me suis aussi amusée à regarder les photos des premiers costumes que j'ai portés en convention, il y a un peu plus d'un an, (y en a même encore qui traînent par ici) et ceux actuels. La différence m'a aussi frappée: je peux aussi affirmer que j'ai progressé (bon quand on part de rien, on ne peut qu'avancer en théorie) ^^

Pour moi c'est vraiment une impression bizarre. Ceux qui ont déjà eu l'occasion de travailler avec moi savent que j'ai en permanence l'impression d'être mauvaise (et parfois ce n'est pas qu'une impression...). Mais quand je tombe face à des évidences comme celles dont je parlais plus haut, prouvant que je suis un peu moins mauvaise (évidemment je n'ai jamais dit que j'étais douée), je suis véritablement surprise.

Du coup, je me suis soudainement demandée pourquoi j'avais progressé, qu'il s'agisse d'écriture, de costumes ou même de béta-lecture (et surement dans d'autres domaines). En ce qui me concerne, la réponse est assez simple.

Tout d'abord, je crois qu'il y a une question de motivation qui entre en jeu. Evidemment, j'écris avant tout pour moi tout comme je fais des costumes pour m'amuser. Mais par dessus ces objectifs "primaires", sont venus se greffer d'autres motivations. Aujourd'hui, quand j'écris puis que je corrige, c'est aussi parce que j'ai envie d'avoir un texte que je pourrais partager avec d'autres personnes. J'en vois certains avec leurs airs choqués mais autant être clair: j'écris aussi parce que j'ai envie de raconter aux autres les histoires plus ou moins absurdes que ma Muse me soumet. Si j'écrivais juste pour moi, je n'aurais pas besoin de béta-lecteurs ou même de faire des corrections. C'était typiquement le cas pour les deux projets que j'ai écrit avant Roanne. C'était pour moi. Je m'en fichais que l'histoire ait du sens ou non. J'étais l'auteure et la lectrice à la fois donc je pouvais bien faire ce que je voulais.

Cette fameuse motivation fait donc généralement naître la volonté d'accepter de montrer son travail à autrui. C'est le premier pas que celui de sortir ses textes du bureau pour les faire lire à quelqu'un d'autre, qu'il s'agisse d'un proche, d'un béta-lecteur ou même d'un éditeur. Accepter de montrer son travail, cela revient à accepter qu'une autre personne le juge. 
Cependant, cela ne signifie pas que l'on accepte la critique (constructive j'entends. Si c'est juste pour dire "nul" ou d'autres commentaires du genre, ça n'a pas d’intérêt à mes yeux parce que cela ne pointe pas ce qui ne va pas. Il y a aussi un ton pour les critiques: je peux concevoir qu'on ait du mal à écouter quelque chose qui a été balancé sur un ton agressif par exemple). C'est à mon sens le dernier point primordial pour s'améliorer. Dans mon cas, j'ai souvent ignoré les critiques lorsqu'elles ne me plaisaient pas (ceux qui m'ont béta-lue sur Roanne peuvent le confirmer). J'ai ignoré parce que c'était plus simple de se dire que les autres avaient tort plutôt que d'accepter que j'aie pu me planter. Et puis est venu le moment où j'ai eu le déclic. Et d'un seul coup, ces critiques qui me faisaient m'hérisser sont devenues mes amies, des sortes de repères pour m'aider à atteindre le sommet que je visais.
Mais ces critiques ont aussi une influence sur les autres projets que l'on mène de front: après avoir des problèmes de changements de points de vue intempestifs dans un roman, j'ai pris soin de ne pas en faire de même dans les romans suivants. Mais ce que je dis à propos de l'écriture s'applique également aux autres disciplines à mon sens ! 

Petite comparaison des costumes de Link portés à la Senyu d'une année à l'autre (j'ai volontairement choisi deux photos dans les mêmes décors). Dans la version de 2013, je n'avais pas vraiment de modèle de référence, j'avais customisé une de mes épées pour qu'elle ressemble de loin à l'épée de légende et j'avais adapté une tunique que j'avais dans le placard qui ressemblait de loin à celle de Link. La version de 2014 est déja plus à ma taille, de la bonne couleur et plus proche de la référence que je m'étais fixée. Evidemment, y a des choses à améliorer dans cette version là aussi (l'épée serait vraiment à refaire, tout comme le fourreau et surement l'épaulière) mais je trouvais la différence assez flagrande...
Progresser, pour moi c'est donc écouter les conseils, se les approprier en fonction du projet et les appliquer. A ce titre, je ne peux que remercier ceux qui m'ont permis d'avancer.

Progresser c'est aussi savoir qu'on a passé une étape mais qu'il y en a encore plein d'autres à franchir. On n'a jamais fini de s'améliorer mais c'est le jeu :)

jeudi 5 juin 2014

Pavé dans la mare

Avant propos:

L'article qui suit m'a été proposé par Erdjka (la sith de Geek and Sword). Le trouvant intéressant et reflétant mon avis sur la question, j'ai donc décidé de le publier (j'y ai aussi un peu contribué en y ajoutant quelques commentaires et en discutant avec elle sur le sujet). Il s'agit de notre humble avis et il n'engage que nous.

Comme cet article est un peu polémique, je vous demanderais (qu'il s'agisse d'ici ou sur ma page facebook) de rester modérés dans vos propos. Erdjka et moi sommes évidemment ouvertes à la discussion, pour peu qu'elle soit constructive.


L'article en question:

De par mon métier et mes études, exploser une boite crânienne pour une autopsie, trifouiller dans les viscères… cela a fait partie de mon quotidien. Je peux dire assez aisément que le gore ne me gêne pas. Au contraire, j’ai pour ma part bien apprécié la série « Spartacus », parce que pour une fois, il était montré la fragilité du corps et le coté dangereux de manier une épée. Quant aux scènes de sexe de cette série, elles ne m’ont pas plus dérangé que cela. En effet, j'étais prévenue et la série était annoncée et décrite dès le départ comme Blood and Sand (souvent parodiée en Blood and Sex).

C’est avec plaisir que je me suis lancée dans la série Game of Thrones, que l’on m’a vendu comme la série où tout le monde peut mourir et là je me suis dit « enfin » !


ATTENTION LA SUITE CONTIENT DES SPOILERS, EVOQUANT PARFOIS DES EVENEMENTS N'ETANT PAS ENCORE ARRIVES DANS LA SERIE DE HBO

Je sais bien qu’il faut faire la distinction entre la série et les livres (note d'illiane: Erdjka n'a lu que le premier tome. En revanche, je les ai tous lus et je les lui ai spoilés). Mais je regarderai l’ensemble avec mon regard de Noob fan de science-fiction. Je retransmets ici mon ressenti pur par rapport à cette série et cet univers. Bien sûr, cet avis n’engage que moi et ne se veut pas agressif contre qui que ce soit.


Si la première saison a fait figure de miracle pour moi, j’ai assez vite déchanté. La mort de Ned Stak par décapitation, le personnage qu’on aurait pu prendre pour un héros, c’était un coup de théâtre auquel nous ne sommes plus habitués.Les personnages partaient de concepts intéressants, les courtisans étaient vraiment calculateurs et rusés. Quant aux scènes de sexe, il n’y en avait pas tant que cela et elles n’étaient pas si dérangeantes, ne nuisaient pas au scénario sans le servir pour autant. Bref j’ai adoré ma découverte de cet univers. Et j’aurai peut-être dû m’arrêter là ou éviter d’en attendre plus.


Mais finalement, le concept de n’avoir aucun héros, c’est que chacun adore un personnage en particulier et souhaite savoir s’il va survivre. En fait Game of Trones est un mélange de Battle royal avec les paris du PMU. Malheureusement pour moi je me suis attachée à Robb Stark… grosse erreur. Mais ayant été spoilée, je savais ce qui allait arriver. Cependant rien ne m’avait préparée à la violence morale de cet épisode. Mais bien que peu vaillante, j’avais envie de dire « bien joué ! » à l’auteur et aux réalisateurs.



Le problème c’est que la suite de la série s’est enchainée de la même façon. Le principe que « tout homme doit mourir » (Valar Morgulis) n’a pas changé, n’a pas évolué. Comme si l’auteur ou le réalisateur venait rappeler au lecteur qu’il a le doit de vie et de mort sur n’importe lequel de ses personnages. C’est à la fois vrai et faux. Un auteur peut en effet tuer n’importe quel personnage mais avec un grand pouvoir viennent de grandes responsabilités. En effet un bon auteur se doit aussi de ne pas faire preuve de sadisme et un mort doit servir l’histoire ou être justifiée, pas gratuite. Sinon, le risque est de décevoir le lecteur/spectateur. Un personnage s’élève, il semble intéressant (chevaleresque, courageux, avoir un idéal ou semble arriver à son but), les gens commencent à s’intéresser à lui et bam il meurt de manière stupide. Sa mort doit être la plus choquante possible, on passe de la décapitation à l’assassinat lors d’un mariage, re-assassinat lors d’un mariage, tête qui explose etc…. Si l’auteur et le réalisateur avaient envie de nous montrer que chaque personnage même le plus fort peut mourir et ben c’est réussi, mais 2 saisons auraient suffi. Au bout d’un moment il faut savoir faire autre chose pour surprendre le public. Le public, du moins une partie de celui-ci finit par s’en lasser. Ce qui fait que quand on voit un personnage intéressant se la jouer avec sa lance et qu’il répond aux critères de l’auteur/réalisateurs, on sait pertinemment qu’il va mourir…Autant donc s’épargner de s’attacher à lui, à moins d’avoir une tendance masochiste.



La violence, au bout d’un moment, lasse et ne fait plus son effet (je l’ai bien constaté après 3 saisons de Spartacus). Il faut donc taper plus haut. Et pour cela il existe le mélange violence physique et morale. C’est la parfaite combinaison. Le souci c’est qu’elle marche bien. L’auteur souhaite apparemment montrer l’horreur de la vie. En soit je comprends son idée louable et intéressante. En effet ce ne sont pas les gentils qui gagnent toujours. Et la notion de gentil est en elle-même discutable en effet, dans le livre le fait de voir le point de vu des personnages permet de comprendre leurs actions, la pression qui repose sur leurs épaules. Il faut reconnaître que voir un « méchant » gagner c’est assez intéressant (et c'est un point de vue que je défend souvent que ce soit en jeu de rôle GN/JDR ou en escrime de spectacle). Cependant dans la vie quotidienne lorsqu’un individu est soumis à un mélange de violence physique et morale, il a le droit à un soutien psychologique…. Cela serait assez étrange de proposer pareil suivi à des fans… pourtant face à la violence de cette série qui cherche à désacraliser les héros soit en les tuant soit en les rendant stupide en moins d’un battement de cils (Daenerys, Cersei , des personnages puissants qui agissent de plus en plus irréfléchis avec le temps….), cela serait grandement utile. Par ailleurs, en matière de réalisme, je peux accepter beaucoup, mais faire exploser la tête de quelqu’un ? Sérieusement ? Il n’y pas de moyen plus simple et rapide de tuer quand on est mourant ? J’ai l’impression de ne voir qu’une sur-enchère de sang et de visière comme si le but était de choquer le plus possible à chaque scène. Et cela au détriment du développement des personnages…

Sansa, personnage incolore et inodore qui en quelques minutes devient une menteuse et qui prend Littlefinger à son propre jeu. Elle doit être un génie pour réussir du haut de son jeune âge à rendre redevable Littlefinger avec toute son expérience (note d'illiane: pour ceux qui ne le savent pas, Sansa figure parmi mes personnages féminins favoris et j'explique pourquoi ici. Cela dit, dans le roman, son développement est long et non en 5 min comme dans la série. Ceci m'a profondément déçu parce qu'on en perd une partie de l'intérêt du personnage) Certains me diront que l’amour rend aveugle, je n’avais encore jamais envisagé Game of Thrones comme une série rose… Non mais Littlefinger quoi ! le personnage qui est derrière le chaos de la série, qui a manigancé la guerre et les assassinats qui provoquent la situation que l’on connait. Comment est-ce possible qu’il n’ait pas pensé à prendre 5 minutes avec Sansa une fois sa tante assassinée afin de s’assurer son témoignage… Ou comment rendre Peter Baelish stupide en 30 secondes. C’est tellement dommage. Pourquoi semble il si difficile de rendre bien à l’écran un personnage intelligent (le problème est le même avec Gaius Baltar dans Battlestar Galactica)?

Arya Stark, dont le personnage promettait tant, une fille garçon manqué qui se debrouille dans cet univers. Quand j’ai découvert ce personnage ça a été le coup de foudre. J’aurai tellement voulu avoir un personnage de série semblable dans mon enfance (bon, il y a eu Fantagaro, mais il fallait faire abstraction du costume). Elle est motivée à se venger et à se battre… mais en 4 saisons, elle n’a rien fait… n’a pas évoluée… Elle se balade sur la route et en prend plein la figure. Je suis sûr que dans le livre on doit ressentir son évolution, mais dans la série c’est assez ténu… sans parler de son fou rire dans le dernier épisode qui était à mon avis complètement hors de propos...


Daenerys, qui décide d’un coup de colère de virer la personne qui la protégeait et qui l'aimait. Finalement la seule personne en qui elle pouvait avoir confiance parce que justement il avait abandonné le pardon accordé pour elle. Daenerys qui avait montré de l’intelligence retourne sa veste et se montre comme une gamine irréfléchie… (note d'illiane: ça par contre, c'est dans les romans...) En fait dans Game of Thrones la stupidité aigue semble sévir ces temps-ci.


Alors voilà beaucoup pourrons me dire, « si tu n’aimes pas tu n’as qu’à pas regarder ». Mais le souci c’est que c’est une réponse facile et surtout, que c’est impossible de ne pas suivre game of thrones au moins par procuration. Tout le monde spoile tout le monde, c’est devenu un jeu agressif et irrespectueux. Chaque lundi soir sur les réseaux sociaux il ne faut pas se connecter avant d’avoir vu son épisode de la semaine. C’est assez étrange de voir ses propres amis se délecter de la mort de certains personnages, les autres sont choqués mais en redemandent. Je ne sais pas ce que cela dit sur notre société…

C’est ainsi que j’ai décidé ce matin de prendre des vacances loin de Game of Thrones. Peut-être que je reviendrai après, quand la série sera finie. Je préfère garder une bonne opinion de la série/romans et pour cela je préfère en rester là pour l’instant. (note d'illiane: je pense que je vais m'en tenir aux romans). Je préfère en effet un univers de bisounours où les gens intelligents et rusés ne deviennent pas stupides en un claquement de doigt, où les gens sont capables de s’élever et de persister en haut de l’échelle, où je n’ai pas peur d’avoir la nausée à chaque épisode, où il n’y a pas que les gens qui s’en prennent dans la figure qui survivent.

lundi 2 juin 2014

[rétrospective des salons] Les Imaginales 2014

Voila déjà une semaine que les Imaginales ont fermé leurs portes. Une semaine loin de la bulle temporelle des univers de l'imaginaire. Et le retour au monde réel est toujours aussi dur.
J'avais déjà parlé de ce salon l'an dernier (à la même période d'ailleurs) et après l'enchantement que j'avais éprouvé pendant les quelques heures que j'y avais passé, il était indéniable que j'y retourne cette année. 
C'est chose faite: je suis partie vendredi 23 et revenue le dimanche 25, toujours en compagnie des grenouilles de Cocyclics. Dès le départ en gare de l'Est, à Paris, j'ai senti un vent d'imaginaire et de SFFF me pousser en direction de Nancy puis d'Epinal. La bonne humeur et le plaisir de voir/revoir quelques têtes étaient au rendez vous.
La fresque des Imaginales en cours de réalisation(Crédits: Mariedelabas)

Après quelques mésaventures d'hôtel à Epinal, j'ai rejoint le salon vers 14h le vendredi pour commencer à profiter de la Bulle du Livre, le point central du festival où sont réunis les auteurs. Inutile de préciser que chaque stand était un appel à nourrir ma PAL et alléger mon portefeuille. Pendant les deux jours et demi, je suis passée et repassée de nombreuses fois le long de ces stands (mais comme pas mal de festivaliers :) ) avant de me décider à acheter tel ou tel roman. Comme toujours, le choix n'a rien de facile, surtout quand on connait des auteurs ou qu'on est tenté par un ouvrage.
La rencontre avec les auteurs a une fois de plus été un instant privilégié, autant pour l'échange avec les grenouilles passées du côté obscur de l'édition (et elles sont de plus en plus nombreuses :)  mais je peux quand même citer Cindy, Paul, Silène, Agnès, Vanessa...) qu'avec des auteurs que je ne connais qu'au travers de leurs romans (Magalie Segura, Joe Abercrombie). 
Pour la petite anecdote, le samedi, je portais mon costume de Link vert (oui, je sais, je trouve beaucoup d'occasions de le sortir...) j'ai eu l'occasion de tirer un cri ravi à Joe Abercrombie lorsque j'ai débarqué sur son stand avec son "I'm happy: Link likes my books".
Cindy Van Wilder dédicaçant les Outrepasseurs, le prix jeunesse des Imaginales (Crédits: Mariedelabas)
Des conférences, des conférences à ne plus savoir qu'en faire !
Conformément à mes résolutions de l'an dernier, j'ai également assisté à quelques conférences. Pas trop non plus vu que j'ai énormément de mal à rester assise sans bouger pendant plus d'une heure mais j'ai quand même pu assister à une série de conseils aux jeunes auteurs présentée par un éditeur de SFFF ainsi qu'à une conférence animée par des auteurs de premiers romans déja prisés (à laquelle participait Cindy Van Wilder, la détentrice du prix jeunesse des Imaginales). J'ai aussi assisté à une autre conférence le dimanche matin. 
Evidemment, d'autres avaient l'air très intéressantes mais le beau temps à l'extérieur m'attirait également. Cela dit, j'ai noté leur titre et je les écouterais surement dans quelque temps vu que toutes les conférences sont normalement enregistrées et disponibles sur internet.

Le pique nique du samedi
Pour ceux qui l'ignorent, un pique nique est organisé le samedi midi. Il est majoritairement squatté par les membres de Cocy (vu que c'est l'un des gros rassemblements de grenouilles) mais il est ouvert à tout le monde. Il suffit juste de ramener quelque chose (allant des verres en plastique au merveilleux gateaux ou à la charcuterie de pays ^^). La preuve, tout ce qui n'est pas fini est laissé à disposition des festivaliers dans l'après midi. 
En pratique, une grisaille lorraine nous a convaincu de rester à l'intérieur par crainte d'une averse (qui n'est jamais arrivée... Comme quoi on peut quand même se planter...). Petit à petit, presque tout l'espace dédié aux repas sous la bulle du livre a été phagocytée par des grenouilles. C'était à la fois merveilleux de pouvoir rencontrer ou revoir tout ce petit monde (Syco, Dragi, Taki, Siècle, Nankin, Aramis, Jo, Mariedelabas, Atar, Isa et plein d'autres encore !) et en même temps, je ne peux m'empêcher de me sentir désolée pour les visiteurs non grenouilles débarquant dans l'aire de pique nique pour découvrir cet évènement, sans savoir qu'ils y sont conviés.  C'est vrai que de ce point de vue, Cocy pouvait apparaître comme un peu sectaire alors que ce n'est pas le but et que le pique nique est ouvert à tous.
Petit aperçu du pique nique du samedi (crédit Ereneril)
Et le reste du temps ?
Pendant que certains se sont adonnés au saut à l'élastique le dimanche matin, j'ai préféré profiter des pelouses du bord de la Moselle pour papoter et me reposer. Comme je l'ai déja dit, le cadre des Imaginales, dans un parc au bord de l'eau, donne vraiment l'impression d'être dans un autre monde ou dans une bulle temporelle. De plus, ces Imaginales ont été l'occasion de revoir des amis que je ne vois plus trop souvent depuis mon départ de Lorraine. C'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé Deidre et Duke pour un repas, les quelques Bakas Onigiri de l'Est (dont la majorité habite à Epinal) que je connaissais ainsi que quelques amis de Nancy (Sam, Anne, Steven ...)

Je sais que je ne parle pas de tout. J'oublie surement plein de choses. Mais comme l'an dernier, je suis revenue avec des étoiles pleins les yeux et le retour a la réalité a été très (trop) brutal à mon sens. Du coup, j'ai déja envie d'être à la prochaine édition ! (surtout que je sais que Robin Hobb y sera :) Et comme elle fait partie de mes auteurs favoris... Inutile de dire que rien ne pourra m'empêcher d'aller à Epinal l'an prochain ^^). Tout ça m'a également donné envie de me remettre à l'écriture. Muse me tanne de plus en plus pour continuer la Derrière la Tour 2 et je pense que je vais l'écouter (ça m'occupera pendant que Cacophonie Hivernale passe entre les mains de ma béta).

mardi 27 mai 2014

[retrospective des salons] Geekopolis


Me voila de retour des Imaginales mais je refais un interlude pour reparler de la convention où je me trouvais
le week end dernier : Geekopolis.

Quoi qu’est ce ?
Geekopolis est une convention supposée regrouper tous les aspects de la culture « geek », passant des univers de la fantasy, à ceux de la SF. Le tout sans oublier le monde steampunk et l’aspect traditionnel des conventions habituelles, c’est-à-dire le quartier plutôt axé Japon/otaku.
De ce point de vue-là, je trouve que c’est un concept intéressant, qui change des conventions traditionnelles. Cela a d’ailleurs un impact sur le public rencontré : au cours de mes pérégrinations, j’ai eu l’occasion de croiser plusieurs fois des familles entières ayant fait le déplacement et j’ai eu l’impression que la moyenne d’âge des visiteurs était plus proche des 25 – 30 ans que de 15 – 25 qu’on peut croiser dans les conventions habituelles.
L'entrée du Parc des Expos. Rien que ça, ça promettait déja (crédits: Geekopolis)


Au fil des allées, le visiteur a l’occasion de découvrir d’autres univers que ceux auquel il est habitué. J’ai passé bien une demi-journée à prendre le temps de m’intéresser aux stands de créateurs (amateurs ou non) et de discuter avec eux. J’avoue avoir apprécié voir leurs stands disséminés tout le long du salon plutôt qu’ils soient tous au même endroit comme c’est souvent le cas dans la plupart des salons.

Mais geekopolis c’était également des conférences (pas la peine de me poser des questions dessus, je n’y ai pas assisté, faute de temps et de motivation. Cela dit, je sais que les thèmes étaient très intéressants) et des animations pendant tout le week end. C’était l’occasion de découvrir quelques disciplines mêlant sport et univers geek tel que le troll ball ou encore le quidditch (oui, le même que celui d’Harry Potter… C’est d’ailleurs très étrange de voir un gars en jaune (le vif d’or) se faire courser dans toute la convention…) ou encore d’apprendre les bases du combat au sabre laser.
Si vous preniez votre temps, vous pouviez également avoir l’occasion de voir ces mêmes jedi et siths se battre dans des duels épiques à l’issue inattendue (pour une fois que le côté obscur triomphe) ou bien assister à la destruction d’un château fort en direct (tout en étant bien à l’abri).
Atelier de danses par les Deviant Sisters (crédits: Charlyne Foucault)

Les Geek and Sword, en plein salut après l'un de leurs combats épiques du samedi (crédits Lionel Calzi)

Evidemment, de très beaux costumes étaient aussi de sortie (une bonne partie des visiteurs était costumé, ce qui alimentait l’ambiance du salon), pour le plus grand plaisir des passants.

Mais tout n’est pas parfait :
D’après ce que j’en sais, Geekopolis en est à sa seconde édition. Mais apparamment, l’an dernier, le salon était bien plus décoré (et situé ailleurs il me semble). Résultat, j’ai souvent entendu des visiteurs déplorer que la Geekopolis V2 soit moins décorée que sa V1. Personnellement, ça ne m’a pas énormément géné. En effet, les stands contribuaient eux même aux décors ainsi qu’à l’ambiance des lieux (avec un petit coup de cœur pour le quartier steampunk qui pour le coup était vraiment réussi).
Par contre, ce que je reproche au salon, c’est la présence d’allées trop petites par endroits, ce qui provoquait parfois des embouteillages (en particulier dans le quartier SF, avec des stands immenses, de telle sorte que n’importe qui voulant s’y arrêter bloquait les autres passants). C’est dommage quand on sait que le hall du parc des expositions n’était pas utilisé à 100 %.
Ceci étant dit, je pense que ce salon est prometteur, rien que par le fait de proposer une autre façon d’aborder les conventions.

Et moi là dedans ?
Comme je le disais sur facebook, j’ai eu l’occasion de me rendre les deux jours sur le salon. Si le samedi matin, j’en ai profité comme un simple visiteur, par la suite (le samedi après midi puis le dimanche), je suis allée donner un coup de main aux Geek and Sword. Même si je n’étais pas exposante, ça m’a fait étrange de passer de « l’autre côté du stand ». La vision de la convention est radicalement différente : en tant que visiteur, j’avais plus pris mon temps alors qu’en tant qu’aide d’exposants, j’essayais d’aller au plus vite, à cause du planning à respecter.
Mais finalement, que ce soit d’un côté comme de l’autre, je me suis bien amusée et c’est bien le plus important J

Bon dans l’histoire, je suis aussi passée en concours cosplay le dimanche, faisant faux bond aux Geek and Sword pour une de leurs représentations. J’ai stressé comme pas possible en voyant les autres candidats (tous très doués) mais finalement ça a aussi été une super expérience, bien que je n’aie clairement pas le niveau. Les filles avec qui j’ai papoté ont toutes été très sympathiques avec moi, ce qui m’a — en partie— rassurée.

La photo de groupe à la fin du concours cosplay. En fait, je trouve qu'elle résume bien mon impression de ce week end:  Tout le monde s'est donné à fond et s'est bien amusé (même si c'était bien fatiguant). Bon et puis comme ça, vous aurez même le droit en prime à la seule photo de moi qui ait été prise ce week end là ^^ (crédits: Charlyne Foucault)


lundi 7 avril 2014

Zone Franche 2014

Ce week end, j'ai eu l'occasion (enfin, après deux ans à voir ce festival me passer sous le nez) d'aller à Zone Franche à Bagneux. Il s'agit d'un salon du livre centré sur la SFFF organisé en région parisienne depuis la fin des années 2000.

Plus petit, plus sympa:
Evidemment, Zone Franche, rassemble moins d'auteurs et d'éditeurs que le SdL de Paris qui a eu lieu il y a deux semaines. Mais d'une certaine façon, j'ai trouvé ça bien plus agréable. Tout d'abord parce qu'en tant que salon de l'imaginaire, l'accent est porté sur des maisons d'éditions plus spécialisées et de moindre taille. ça a donc été l'occasion pour moi de découvrir de nouvelles maisons, de discuter plus facilement avec des auteurs et des éditeurs que je ne connaissais pas ou uniquement de nom et de prendre mon temps sans être bousculée en permanence par les autres visiteurs (si vous avez déjà fait le salon du livre de Paris, vous savez de quoi je parle :p ).
En plus Zone Franche est un festival gratuit, contrairement à son homologue situé Porte de Versailles.
Agnès Marot en pleine dédicace de son nouveau roman (crédits photo: Hatsh)
Des activités et des tables rondes tout le week end:
En plus d'être un salon du livre SFFF, Zone Franche propose des activités autour de l'imaginaire (et en rapport avec le thème de l'année je crois): cette année y avait des combats à l'épée (et les membres de l'asso proposant ça s'amusaient à déambuler en costume et en role-play dans les allées du salon, pour notre plus grand plaisir ^^), des parties de jeux de rôle, des stands med-fan / gniste (je pense en particulier à la forge du grand nain ^^), des ateliers un peu plus artistiques (je sais qu'il y avait ça mais je ne me suis pas plus renseignée dessus...), des expositions de dessins etc... 
Une série d'activités était également proposée aux plus petits. Preuve comme quoi les genres de l'imaginaire concernent bien petits et grands !
Enfin, l'équipe organisatrice proposait des tables rondes auxquelles je n'ai pas participé, faute de temps

Frogs! Frogs everywhere (et surtout près du stand à crêpes):
L'une des caractéristiques (pour moi en tout cas) de ce salon, c'est évidemment la présence de beaucoup de "grenouilles" de Cocyclics. En effet, l'occasion pour l'association Tremplins de l'Imaginaire de réaliser son assemblée générale et de réunir pas mal de grenouilles venues pour l'occasion. Evidemment, le rassemblement est moins important que pour les Imaginales, les Utopiales ou encore la convention mais c'est quand même assez impressionnant. Vous en voulez la preuve ? Le samedi, impossible de trouver mon chemin entre la gare RER de Bagneux et le salon (oui, l'un de mes reproches c'est que c'est mal fléché quand on n'y est jamais allé...). Et là soudain, je croise un groupe de grenouilles se rendant au salon ^^ Idem à l'entrée, sur les stands de dédicace et évidemment à la buvette !
ça a été l'occasion pour moi de discuter avec pas mal d'entre elles (Lilie, Vestrit, Sandrinoula, Maellig Duval, Maëlle, Syven, Paul, Taki, Mariedelabas, Aelys, Hatsh, et tout plein d'autres encore !).

Et la PAL dans tout ça ?
Ben comme après chaque salon du livre... La PAL a pris du poids même si j'ai été raisonnable (mais j'ai entendu dire que certains avaient prévu la valise pour transporter les achats ^^). Je n'ai fait l'acquisition que de deux romans (le goût des cendres de Maëllig Duval et la couleur de l'aube d'Aelys) ainsi que d'un exemplaire du fanzine Transitions. 

En tout cas, j'ai passé un très bon week end (en dépit du dimanche soir dont je ne reparlerais pas...) et j'ai déja hâte d'être aux Imaginales !

mardi 1 avril 2014

Le coup de coeur du mardi (4)

Aujourd'hui je vais vous faire du deux articles en un vu que le livre que je vais vous présenter figure à la fois dans mes achats récents et dans mes coups de coeur. Je vous parle bien sur des Stagiaires de Samantha Bailly 

Titre: Les Stagiaires
Auteur: Samantha Bailly
Editeur: Milady
Nombre de pages: 350


Résumé:
Pyxis est une société dynamique qui incarne le rêve de nombreux jeunes passionnés par la culture des jeux vidéo et des mangas. Tous les six mois, l'entreprise voit arriver des stagiaires issus d'horizons variés. Ophélie, provinciale fraîchement débarquée et perdue, Arthur, étudiant en école de commerce souhaitant faire une parenthèse dans la finance... Tous aspirent à la même chose : obtenir un emploi à l'issue de cette période. Néanmoins, les recrutements se font rares.

A lire si vous aimez :
- Une histoire fraiche, teintée d’humour et de romance
- Des héros jeunes adultes
- Un roman sans prise de tête

A eviter si vous recherchez :
- De la SFFF

L'avis de la critique:
J’ai vraiment passé de très bons moments aux côtés d’Oph, Alix, Arthur, Vincent et les autres stagiaires de chez Pyxis. 
Les Stagiaires raconte le quotidien de 6 étudiants pendant leur stage de fin d’études dans une grande entreprise parisienne officiant dans le domaine de la culture de l’imaginaire (c’est d’ailleurs le seul lien avec la SFFF que vous pourriez trouver dans ce roman).
Si j’y ai adhéré assez vite, c’est tout d’abord grâce au réalisme des situations décrites par Samantha Bailly. La scène de recrutement suivie par celle de l’appel du RH pour le « oui » tant attendu sont des passages où je me suis revue à la place de nos héros (et d’Ophélie plus particulièrement).

En ce qui concerne les personnages plus en détail, j’avais peur de tomber dans les stéréotypes : Arthur qui est le fils à papa sortant d’une très grande école, Alix l’otaku, Enissa l’allumeuse et Ophélie la provinciale. D’une certaine façon, ce n’est pas faux. Mais l’auteure descend plus profondément dans la psychologie de ses personnages. Arthur est certes très irritant (du moins à mes yeux, surement parce qu’il m’évoque des personnes que j’ai croisées pendant mon parcours) mais en creusant, on se rend vite compte que c’est avant tout quelqu’un de paumé, pris entre les attentes de ses parents, l’image que les autres (les stagiaires de chez Pyxis ainsi que ses potes d’école) ont de lui et ce qu’il aimerait devenir. Pas facile de se trouver une identité stable dans une situation pareille.
Au rythme des discussions sur la messagerie instantanée de l’entreprise, des sms ainsi que des afterworks, on découvre une palette d’étudiants de tous bords, qui ne se seraient jamais côtoyés s’ils ne s’étaient pas retrouvés dans le même immeuble pour un stage. Des étudiants avec leurs préjugés les uns sur les autres, leurs appréhensions et surtout leurs sentiments. Même les passages les plus prévisibles découlent naturellement de l’évolution des personnages.
Mais finalement, ce que ce roman montre, c’est que c’est dans des situations d’adversité que des liens durables se forment.
Je vais vous spoiler un peu mais je pense que ce que je vais vous dire n’est pas forcément une surprise : à la fin, tous les stagiaires ne sont évidemment pas embauchés chez Pyxis. De même que tout ne finit pas bien pour tout le monde. Par contre, tous ont évolué. Eux qui étaient arrivés en étudiants sortant de fac/d’école un peu excités repartent en jeunes adultes plus matures.

Enfin le dernier point qui m’a fait accrocher à ce roman, c’est l’ambiance : Les références à des univers que tout lecteur de la génération de nos héros peut connaitre, le décor peu décrit mais suffisamment pour que la magie opère et enfin, Paris. La ville est vue de deux points de vue : de celui d’Arthur, parisien et de celui d’Ophélie, provinciale. Mais ces points de vue évoluent en même temps que les personnages pour devenir, eux aussi, plus critiques et plus matures sur l’univers de la capitale ainsi que de l’entreprise dans laquelle nos héros sont exploités travaillent.

Le petit plus :
Certaines répliques de nos personnages qui m’ont vraiment parlées ainsi que la couverture faite par Boulet ! 
(en plus, le hasard veut que le jour où je publie cet article, ce soit également mon premier jour de stage à Paris...)