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mardi 16 septembre 2014

Dix livres

Comme vous pouvez presque vous en douter, je réponds encore à un tag (provenant de plusieurs personnes à la fois d'ailleurs...), celui des "10 livres qui vous ont marqué". Et comme c’est un article que j’envisageais peut être de faire un jour, je me suis dit que c’était une bonne occasion.
Je tiens à préciser qu’il s’agit d’une liste personnelle et qu’il n’y a aucun classement dedans (je liste les livres au fur et à mesure que j’y pense).

- Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry : Je l’avais déjà dit dans un précédent post : si je devais aller sur une ile déserte et que je ne pouvais prendre qu’un seul livre, ce serait celui là. Ce roman a beau être assez court, il n’en reste pas moins blindé d’émotions et de leçons de vie que je ne pourrais jamais oublier. 



- La première trilogie de l’assassin royal (donc les 6 premiers tomes en France) de Robin Hobb : La série que je ne peux pas me lasser de lire tant l’univers est vaste et la plupart des personnages détaillés. Je ne cite pas les tomes 7 à 13 (donc la 2e trilogie) tout simplement parce que je l’ai moins aimée et elle m’a moins marquée que la première. Dans ces premiers tomes, j’ai vraiment accroché au Fitz enfant/ado, qui, même s’il est casse pied (mais quel ado ne l’est pas ?), est un personnage attachant, ainsi qu’à sa relation naissante avec Œil de Nuit.


- Les 3 trilogies d’Ewilan (la quête, les mondes et Ellana) ainsi que la trilogie de l’Autre et enfin les âmes croisées de Pierre Bottero : Ces romans sont ceux avec lesquels j’ai grandi. Ce sont ceux qui m’ont fait accrocher avec la fantasy et à ce titre ce sont des romans que personne n’a le droit de toucher dans ma bibliothèque.



- La peau de chagrin de Balzac : Le roman qui m’a réconcilié avec les classiques et qui m’a fait plonger dans les livres du même auteur. 



- La série des Princes d’Ambres de Roger Zelazny : Là, rien d’étonnant non plus ^^ J’ai adoré l’univers quasi infini que traversent les personnages. 



- La trilogie de l’elfe noir de R.A. Salvatore : Je parle ici des 3 premiers tomes c’est-à-dire Terre natale, Terre d’exil et Terre promise. Ces trois romans m’ont marquée à cause de l’évolution et de l’ensemble des questions que Drizzt se pose, en particulier sur ce qu’est un foyer. Je ne cite volontairement pas le reste de la série parce que ces éléments sont moins présents et laissent plus la place à une fantasy plus classique. Le petit plus, c’est que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur et que c’est quelqu’un d’accessible, malgré tout le succès qu’il a (contrairement à certains…).



- Les sept tomes de Nausicaa de la vallée du vent de Hayao Miyazaki : Je vous entends déjà raller « mais elle triche, c’est un animé ». Alors déjà avant d’avoir été mis en film, c’est un merveilleux manga et donc de ce fait c’est un livre. Cette œuvre m’a marquée par sa profondeur. Nausicaa fait partie de ces personnages qui apprennent l’humilité en cours de route, qui découvrent qu’ils ne savent en somme rien de leur monde et surtout qui ont conscience de ne pas forcément agir exactement comme il faudrait.



- Rhinocéros de Eugène Ionesco: Cette pièce m'a fait froid dans le dos la première fois que je l'ai lue. Mais sa signification est juste tellement forte... D'ailleurs pour la petite histoire, je pensais qu'il s'agissait d'une pièce que je ne verrais jamais adaptée au théatre et j'ai eu la merveilleuse surprise de la voir programmée il y a quelques mois au thèatre de la ville à Paris (et elle était très bien adaptée :) )




- Fortune cookies de Silène Edgar : je l’avais dit il y a quelques posts plus tôt. Ce roman est un véritable coup de poing. Il m’a mis une véritable douche froide, de par son aspect réaliste et par la force de ce que Silène raconte. C’est un roman qui m’a à la fois fait froid dans le dos et en même temps rappelé tout peut vite changer.


- La horde du contrevent d’Alain Damasio : Un roman poétique qui touche tant de thématiques que je ne pourrais pas les citer sans spoiler le roman. Le système des formes de vent est juste magique et la dernière était inattendue mais tellement véridique à mes yeux.


Bon il y a évidemment plein d'autres livres que j'aimerais citer mais je n'ai pas non plus toute la journée. Je pense que si certains de ces livres m'ont autant marquée, c'est également lié à la période à laquelle je les ai lus, à des instants où certains des thèmes abordés me parlaient vraiment. Je terminerais en disant qu'il n'y a surement pas de bons ou de mauvais livres, seulement des avis sur tel ou tel oeuvre. Je suis sure que dans les dix que je viens de citer, il y en a au moins un que vous n'aimez pas et mon but dans cet article n'est pas forcément de vous forcer la main. J'avais juste envie de partager avec vous ces quelques titres qui ont m'ont influencée :)

mercredi 6 août 2014

[lectures] Les rives du Monde, Tome 1 des Feydelins de Nadia Coste

Titre: Les rives du Monde, Tome 1 des Feydelins
Auteur: Nadia Coste
Editeur: Gründ
Nombre de pages: 432


Résumé:
Comme tous les fedeylins, petits être ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend. Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.

A lire si vous aimez:
- les romans d'apprentissage
- les mondes imaginaires
- les récits sur la différence

A éviter si vous recherchez:
- un récit trash et sombre
- des combats

Mon avis:
ça fait déja quelques temps que j'avais acheté ce premier tome des Feydelins mais entre Zone Franche puis les Imaginales, j'avoue que le roman avait un peu sombré dans les bas fonds de ma PAL. Mais à l'occasion d'un week end, j'ai enfin plongé dans l'univers du Monde. On suit l'enfance de Cahyl, jeune feydelin qui ne détient pas de marque supposé déterminer son destin. Un hasard (ou peut être pas) fait que sa différence est d'abord ignorée des Pères. Le jeune feydelin apprend alors vivre dans le secret, sans jamais cesser de s'interroger sur sa place dans ce monde dont il croit être un imposteur. 
Sous couvert d'un univers féérique, Nadia Coste aborde le lourd thème de la différence au travers de  ses jeunes héros et d'une plume agréable. L'histoire est immersive, les personnages attachants et l'univers fascinant (dont pour l'instant je n'ai vu qu'une petite partie je suppose), à tel point que j'ai dévoré ce premier tome en une demi-journée. Ce premier tome se révèle donc être un véritable coup de coeur, autant pour l'ambiance, pour les personnages que pour les questions que se pose Cahyl. *part chercher les tomes suivants dans sa librairie*

Le petit plus:
La dichotomie entre la sentance "être feydelin c'est accepter" et la réaction de Cahyl qui s'applique très bien dans notre monde.

jeudi 1 mai 2014

Le coup de coeur du mardi (6).... Très en retard

Bon on n'est plus mardi mais le roman que je vais présenter aujourd'hui est un véritable coup de coeur donc il mérite sa place dans la rubrique (En fait je n'ai pas eu le temps pour écrire cet article mardi)...
Je vous présente donc La couleur de l'aube, d'Agnès Marot !

Titre: La couleur de l'aube
Auteur: Agnès Marot
Editeur: Editions de l'Armada
Nombre de pages: 307 (sans les remerciements)


 Pour la peine vous avez même le droit à la photo de mon exemplaire personnel et de la dédicace qu'Agnès m'a faite :)

Résumé:
Moi, Doha, le monde-nature, je protège les hommes depuis toujours. Mais je meurs.

Les Villes ont accaparé mes protégés, elles les manipulent en influençant leurs émotions jusqu’à la folie. Tout n’est plus que haine, hypocrisie, jalousie, luxure et colère ; et moi, je ne peux rien faire, incapable d’atteindre le coeur des hommes. Des nuages recouvrent le ciel, chaque jour plus épais, volant mes couleurs pour ne laisser que celles des Villes : gris, marron, noir.

Je n’ai plus de forces…

Mon seul espoir réside en une jeune princesse, Alya. Elle pourrait résister, si seulement elle s’ouvrait à moi. Si seulement elle retrouvait l’espoir, pour le propager parmi les hommes.

Le contact d’une main peut changer bien des choses.

A lire si vous aimez:
- Une aventure poétique qui ne laisse pas indemne
- Une quête parsemée d'amour

A éviter si vous recherchez:
- Des elfes, nains et autres créatures du bestiaire de la fantasy
- De la magie avec des éclairs et tout le tralala habituel

L'avis de la critique:
Ce n'est pas la première fois que je lis un roman d'Agnès Marot. Et bien que la couleur de l'aube soit différent de son livre précédent, de l'autre côté du mur (dont j'ai déjà parlé ici ), j'y ai retrouvé la même poésie qui parsemait son univers. 
Dans la couleur de l'aube, on fait la connaissance d'Alya, une jeune princesse à qui on a posé un bandeau sur les yeux dans son enfance. En tant que princesse de Yildiz, l'une des cinq grandes villes, elle est très prisée pour son mariage. Par ailleurs, lorsque notre héroïne recouvre la vue, elle découvre avec stupeur que les couleurs qu'elle avait abandonnées dans son enfance ne sont plus présentes que dans son jardin. Le reste du monde est teinté de gris et de sentiments exacerbés. Agnès Marot nous présente également le pillier d'Alya. Ealeth. Celui qui l'a veillée alors qu'elle ne distinguait rien sous son bandeau. La relation qui lie nos deux héros est forte et intense. Elle est l'un des moteurs de leur quête.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est tout l'univers fondé autour de nos héros. Qu'il s'agisse des cinq villes et de Doha, qui méritent autant le titre de personnages que les autres ou de toutes les figures qu'Alya et Ealeth vont être amenés à croiser.Tous sont pris dans un flot qui les dépasse, un conflit où chacun est manipulé subtilement. Les ambiances décrites par l'auteure jouent un rôle presque aussi important que les héros de l'histoire. A l'instar de romans décrivant en détail un des cinq sens, ici Agnès nous immerge dans un univers de couleurs et de gris. Pas besoin d'être peintre et de connaitre toutes les nuances de bleu du monde. Non, vous avez juste à vous laisser porter par ce monde.

Petite ombre au tableau (mais minime par rapport à mon enchantement), la fin était un peu prévisible à mon avis. Mais ça ne gâche par pour autant la lecture.

Le petit plus:
La magnifique couverture, dont vous ne percevrez le sens qu'après avoir lu une partie du roman

Et un bonus :
Pour la petite anecdote, j'ai lu ce roman dans le métro en allant et revenant du travail et à chaque fois que j'ai refermé le roman (parce que j'avais un changement ou parce que j'arrivais à destination), j'avais l'impression de retomber dans l'univers gris des cinq villes, avec des habitants animés par le même stress des transports en commun. Petit clin d'oeil ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, le parallèle m'a bien fait sourire.
En tout cas, merci encore Agnès pour ce moment magique !

lundi 14 avril 2014

Le coup de coeur du mardi (5)

C'est mardi et qui dit mardi dit coup de coeur (enfin un mardi sur deux, histoire que j'ai un peu de temps pour moi quand même). Aujourd'hui, je vais encore vous présenter une de mes petites trouvailles de l'internet. Une petite perle à mes yeux qu'un ami m'a fait découvrir il y a deux ans déja (d'ailleurs, s'il passe par là, il devrait se reconnaitre :) ). Il s'agit du court métrage Sintel.


Ce film de 14 minutes (et 47 secondes) raconte la quête de Sintel, une jeune femme qui s'est liée d'amitié avec un dragonneau. Lorsque celui-ci est enlevé par un dragon adulte, elle part à sa recherche. Bon encore une fois vous allez me dire que c'est un pitch plus ou moins traditionnel mais bon, n'oubliez pas qu'il ne s'agit que d'un court métrage.

Ce qui fait la beauté de ce film, c'est l'ambiance ainsi que les sentiments que les réalisateurs ont réussi à faire passer en l'espace de moins d'un quart d'heure. Notre héroïne se met en quête au nom de l'amitié, sans se soucier du danger. Cependant, le court métrage traite d'un aspect à mon sens trop peu traité dans les récits de fantasy, à savoir les conséquences de la quête. Si vous en doutez, prêtez attention aux paroles de la chanson de la fin du film. Au final, l'aspect héroïque est très peu mis en avant, chose très rare dans ce genre d'oeuvre. 

Attention spoilers (si vous n'en voulez pas ou si vous ne voulez pas vous gâcher la surprise, sautez jusqu'aux prochaines étoiles)
***
**
*
(Encore là ? Bon vous êtes prévenus)
Evidemment, le dénouement du film constitue le point fort de l'histoire. Le fait que le dragon que Sintel affronte (et tue) soit en réalité son ami Scales, c'est à dire le dragonneau qu'elle a sauvé étant plus jeune, est déstabilisant. Bon, je m'y attendais un peu mais ce qui m'a marqué, c'est surtout l'instant où elle prend conscience de ce qu'elle est devenue. Sintel a grandi et vieilli sans s'en rendre compte tant elle était préoccupée par sa quête. 
Quant à la fin... à chacun son interprétation. La première fois que j'ai vu le film, je l'ai trouvée mélancolique et très triste (Sintel a achevé sa quête mais pas dans le bon sens puisque Scales est mort. Du coup elle n'a plus de but) mais on peut également y voir une pointe d'espoir représentée par le dragonneau qui la suit à la fin.

*
**
***

Enfin, dernière particularité, ce film a été réalisé uniquement grâce à des logiciels libre, par la Blender Fundation. Et il n'a rien à envier à mes yeux à certaines grandes productions animées. Evidemment, l'objectif initial du projet Sintel/Durian (c'est l'autre dénomination du film) est de promouvoir le logiciel Blender auprès des artistes. Cela dit, je reste quand même stupéfaite par la qualité de la production, malgré l'objectif initial.

A voir si :
- vous aimez les dragons
- vous avez 14 minutes et 47 secondes devant vous

A éviter si:
- Vous détestez la fantasy ou les films d'animation

Le petit plus:
Le lien pour regarder la vidéo (sur youtube, en espérant qu'elle ne soit pas de nouveau bloquée comme il y a moins de 10 jours...). 

mardi 1 avril 2014

Le coup de coeur du mardi (4)

Aujourd'hui je vais vous faire du deux articles en un vu que le livre que je vais vous présenter figure à la fois dans mes achats récents et dans mes coups de coeur. Je vous parle bien sur des Stagiaires de Samantha Bailly 

Titre: Les Stagiaires
Auteur: Samantha Bailly
Editeur: Milady
Nombre de pages: 350


Résumé:
Pyxis est une société dynamique qui incarne le rêve de nombreux jeunes passionnés par la culture des jeux vidéo et des mangas. Tous les six mois, l'entreprise voit arriver des stagiaires issus d'horizons variés. Ophélie, provinciale fraîchement débarquée et perdue, Arthur, étudiant en école de commerce souhaitant faire une parenthèse dans la finance... Tous aspirent à la même chose : obtenir un emploi à l'issue de cette période. Néanmoins, les recrutements se font rares.

A lire si vous aimez :
- Une histoire fraiche, teintée d’humour et de romance
- Des héros jeunes adultes
- Un roman sans prise de tête

A eviter si vous recherchez :
- De la SFFF

L'avis de la critique:
J’ai vraiment passé de très bons moments aux côtés d’Oph, Alix, Arthur, Vincent et les autres stagiaires de chez Pyxis. 
Les Stagiaires raconte le quotidien de 6 étudiants pendant leur stage de fin d’études dans une grande entreprise parisienne officiant dans le domaine de la culture de l’imaginaire (c’est d’ailleurs le seul lien avec la SFFF que vous pourriez trouver dans ce roman).
Si j’y ai adhéré assez vite, c’est tout d’abord grâce au réalisme des situations décrites par Samantha Bailly. La scène de recrutement suivie par celle de l’appel du RH pour le « oui » tant attendu sont des passages où je me suis revue à la place de nos héros (et d’Ophélie plus particulièrement).

En ce qui concerne les personnages plus en détail, j’avais peur de tomber dans les stéréotypes : Arthur qui est le fils à papa sortant d’une très grande école, Alix l’otaku, Enissa l’allumeuse et Ophélie la provinciale. D’une certaine façon, ce n’est pas faux. Mais l’auteure descend plus profondément dans la psychologie de ses personnages. Arthur est certes très irritant (du moins à mes yeux, surement parce qu’il m’évoque des personnes que j’ai croisées pendant mon parcours) mais en creusant, on se rend vite compte que c’est avant tout quelqu’un de paumé, pris entre les attentes de ses parents, l’image que les autres (les stagiaires de chez Pyxis ainsi que ses potes d’école) ont de lui et ce qu’il aimerait devenir. Pas facile de se trouver une identité stable dans une situation pareille.
Au rythme des discussions sur la messagerie instantanée de l’entreprise, des sms ainsi que des afterworks, on découvre une palette d’étudiants de tous bords, qui ne se seraient jamais côtoyés s’ils ne s’étaient pas retrouvés dans le même immeuble pour un stage. Des étudiants avec leurs préjugés les uns sur les autres, leurs appréhensions et surtout leurs sentiments. Même les passages les plus prévisibles découlent naturellement de l’évolution des personnages.
Mais finalement, ce que ce roman montre, c’est que c’est dans des situations d’adversité que des liens durables se forment.
Je vais vous spoiler un peu mais je pense que ce que je vais vous dire n’est pas forcément une surprise : à la fin, tous les stagiaires ne sont évidemment pas embauchés chez Pyxis. De même que tout ne finit pas bien pour tout le monde. Par contre, tous ont évolué. Eux qui étaient arrivés en étudiants sortant de fac/d’école un peu excités repartent en jeunes adultes plus matures.

Enfin le dernier point qui m’a fait accrocher à ce roman, c’est l’ambiance : Les références à des univers que tout lecteur de la génération de nos héros peut connaitre, le décor peu décrit mais suffisamment pour que la magie opère et enfin, Paris. La ville est vue de deux points de vue : de celui d’Arthur, parisien et de celui d’Ophélie, provinciale. Mais ces points de vue évoluent en même temps que les personnages pour devenir, eux aussi, plus critiques et plus matures sur l’univers de la capitale ainsi que de l’entreprise dans laquelle nos héros sont exploités travaillent.

Le petit plus :
Certaines répliques de nos personnages qui m’ont vraiment parlées ainsi que la couverture faite par Boulet ! 
(en plus, le hasard veut que le jour où je publie cet article, ce soit également mon premier jour de stage à Paris...)

mardi 18 mars 2014

Le coup de coeur du mardi (3)

Aujourd'hui, je ne vais pas vous parler d'une oeuvre en particulier et revenir sur mon domaine de prédilection, à savoir les romans de SFFF pour évoquer deux personnages qui méritent bien d'être en coup de coeur. 

J'ai souvent entendu dire que dans la SFFF, pour qu'un personnage féminin ait un rôle/ soit un personnage fort, il fallait soit qu'il s'agisse d'une brute - garçon manqué (attention, je ne critique pas, j'en ai une aussi ^^), soit que ce soit une magicienne avec pleins de pouvoirs, soit une femme qui utilise ses atouts féminins à tout va.  J'admet que c'est très souvent le cas. Mais pas toujours et ce sont de ces "exceptions" que je vais parler ce mardi.

Ces personnages, vous les connaissez surement, il s'agit de Sansa Stark dans le Trône de Fer de G. R. R. Martin et de Malta Vestrit dans les Aventuriers de la mer de Robin Hobb. Leur principaux points communs sont justement d'être des personnages que j'ai eu envie de frapper au début de l'histoire. Je ne voyais pas leur utilité, mis à part pour remplir le quota de trucs roses et gnangnan dans ces deux séries. Il faut dire que Malta et Sansa sont deux jeunes femmes assez frivoles, interessées par les garçons, bals et autres trucs du même genre. Autant dire que j'ai adoré les détester (surtout comparées au modèle de garçon manqué qu'elles avaient pas très loin, à savoir Althéa pour Malta et Arya pour Sansa).



Mais pourtant, ce qui est remarquable avec ces deux personnages, c'est leur évolution au cours de leurs aventures. A aucun moment elles ne deviennent des guerrières ou des magiciennes chevronnées. Et le pouvoir qu'elles acquièrent n'est pas lié au seul jeu sur leurs atouts féminins. Les épreuves qu'elles traversent les font mûrir, évoluer en femmes fortes... plus que réalistes. Elles découvrent la prudence, le danger, et l'initiative au travers du récit.

Finalement, avec du recul, ce sont peut être elles les personnages que je trouve les plus savoureux dans ces deux grands cycles. Elles sont la preuves qu'un personnage féminin dans la SFFF peut ne pas être potiche, se battre pour des idéaux sans pour autant avoir des pouvoirs ou se servir de ses atouts et rien que pour ça, elles méritaient bien un gros coup de coeur.

lundi 3 mars 2014

Le coup de coeur du mardi (2)

Déja une semaine depuis la dernière fois (mais comme j'ai pas mal été occupée, j'ai pas vu le temps passer..). Enfin bref... Cette semaine, je vous propose de parler d'un film d'animation sorti récemment alors prenez votre âme d'enfant parce que vous aller en avoir besoin :)
Disons que le film dont je vais vous parler, Minuscule de son nom, n'est pas un coup de cœur au sens strict du terme mais plutôt une très très belle surprise donc je trouve qu'il mérite sa place par ici.

Mais de quoi ça parle ?
Pour faire simple, Minuscule raconte les mésaventures d'une petite coccinelle qui s'est cachée dans une boite à sucre (abandonnée par des promeneurs) et que des fourmis noires embarquent. Malheureusement, ce butin est également convoité par d'autres insectes ^^ En gros, un bon vieux film reprenant les codes du récit initiatique.

Oui, ces paysages existent vraiment... (et en France en plus) C'est d'ailleurs l'une des forces du film
J'avoue que le syno est très simple et que quand j'ai vu le trailer avec des amis, on s'est dit que ça devait être un film bien barré (et que c'était bien pour ça qu'il fallait qu'on aille le voir, histoire de bien se marrer). Cela dit, la véritable surprise du film réside en plusieurs points:
Tout d'abord, c'est un film muet. Nos héros, insectes de leurs états, ne parlent pas comme cela se voit dans nombre de films d'animations du même genre. A mon sens, ça évite de tomber dans la facilité et le danger de trop humaniser les animaux (même si finalement, ça arrive quand même un peu). Cependant, la BO est si épique qu'elle suffirait presque à elle seule à rendre compte de la tension et des sentiments des personnages au cours de l'histoire.
Ensuite, le décors, issus des montagnes du Mercantour (si je ne me plante pas). D'après ce que j'ai lu, ceux-ci ont réellement été filmés avant d'être passés à la 3D pour les besoins du film. Honnêtement, l'immensité (du point de vue de nos insectes) donne à ces paysages des allures d'univers de fantasy (alors que tout est supposé se passer en France). 
Cette ambiance suffit à poser une certaine poésie pour l'histoire. Qu'importe que le scénario soit finalement très simple et aussi vieux que le monde. L'histoire nous est montrée avec délicatesse et poésie. Comment rester insensible à cette coccinelle qui se retrouve séparée des siens puis embarquée dans une aventure par des fourmis noires ? A travers des personnages simples, les réalisateurs n'oublient pas d'aborder des thèmes universels (et de tout âge) tels que l'amitié, l'entraide, la tolérance (surtout vu l'actualité...) ou encore le dépassement de soi. Evidemment, on est dans un film pour enfants donc il est important d'y parsemer ces éléments. Cela dit, en tant que jeune adulte, je ne suis pas restée insensible au rappel de ces valeurs.
Enfin, si vous êtes adulte ou que vous avez une culture cinématographique, vous ne pourrez pas manquer les références à films devenus plus ou moins cultes. La forteresse des fourmis noires n'est pas sans rappeler Minas Tirith, la maison de l'araignée est un clin d'oeil à Hitchcock etc... (y en a dont mes amis m'ont parlé mais j'avoue que n'étant pas très calée dans ce domaine, je ne les ai pas retenus). 

Tout ça pour dire que finalement, en sortant de la salle de ciné, j'étais agréablement surprise. 

A voir si :
- Vous aimez les grands espaces
- Vous avez une âme d'enfant
- Vous avez envie de passer un bon moment de détente (sans regarder un truc trop con)

A eviter si vous cherchez:
- Un film très sérieux qui parle de sujets graves
- Un film avec des héros humains 

Le petit plus: Ben c'est un film français. Je sais qu'on a facilement tendance à dénigrer les créations francophones mais c'est comme pour les romans de SFFF, il faut savoir trier et parfois, on tombe sur du bon :)
Comme dirait un de mes amis venu voir le film avec moi: "Minuscule, c'est le SDA, avec des insectes et en France... Et finalement, c'est pas si mal ^^"

lundi 24 février 2014

Le coup de coeur du mardi (1)

Voila une nouvelle petite rubrique que je vais essayer de proposer assez régulièrement par ici. Le concept est simple: chaque mardi (ou un mardi sur deux en fonction de mes disponibilités), je vous propose de vous faire découvrir un de mes coups de cœur (récents ou un peu moins récents en fonction de ce que je trouve ^^), qu'il s'agisse de romans, de musique, de films, d'artistes et autres... Evidemment, mon point de vue sera subjectif mais s'essayerais quand même de vous expliquer pourquoi ce que je vous présente fait partie de mes coups de cœur.
Le but étant aussi de créer une interaction avec vous puisque je vous invite à me faire partager vos coups de cœurs artistiques.


Cette semaine donc, je vais vous parler de musique. Y a une ou deux semaines, un collègue de travail m'a  fait découvrir une musique appelée Time's End (pour les non anglophones: la fin du temps: encourageant non ?), composée par Theophany. Après avoir été envoutée par cette magnifique musique, j'ai forcément cherché à en savoir plus et c'est là que j'ai découvert que Time's End était la dernière piste d'un album portant le même nom. Une conclusion autant épique que grandiose pour une série de dix musiques plus ou moins sombres mais toutes aussi majestueuses (même si j'ai quand même une préférence pour celle que je vous présente). En fait, c'est aussi là que j'ai remarqué que l'ensemble de l'album était basé sur un "remake" de la BO d'un jeu Zelda (je n'avais vraiment pas tilté avant). Mais ce qui fait toute la force du compositeur et de sa musique, c'est qu'il a su prendre une distance avec les thèmes du jeu. Il s'en est inspiré pour broder sa propre oeuvre. Evidemment, si vous connaissez un peu les musiques originales, vous reconnaîtrez surement certaines sonorités mais c'est pas forcément flagrant (en tout cas, sur certaines pistes). Et dans le cas contraire, vous pourrez quand même apprécier la musique, sans avoir l'impression qu'il vous manque une référence.

Pour écouter Time's End

Venons en à Time's End plus spécifiquement. A mes yeux cette musique représente tout l'aspect dramatique d'une fin du monde. Qu'il s'agisse des cloches au début pour nous signifier le début de la fin ou de cette musique qui commence doucement pour s'étoffer au fil des minutes avant de monter en apothéose. La tension croit note après note pour arriver... au moment critique, à l'instant où tout ne tient plus qu'à un fil. Les instruments se déchaînent, hurlent leur désespoir pour soudainement se calmer (vers les 7 minutes). Cependant, tout repart mais différemment, comme si la course à la fin du monde venait de s'inverser avant que tout ne s'arrête en quelques instants. En ne laissant la musique que comme un vague souvenir.

Evidemment, c'est le genre de piste qui stimule fortement ma Muse (imaginez, je lui donne matière à me pondre des scénarios apocalyptiques...). Donc cette musique a naturellement pris sa place dans ma playlist d'écriture :)

A écouter si vous aimez:
- Les musiques instrumentales
- Les ambiances dramatiques

A éviter si vous cherchez:
- Une musique qui respire la joie de vivre

Le petit plus:
L'album d'où est extrait Time's End peut être téléchargé gratuitement et légalement.