dimanche 3 mai 2015

Sept étapes de ma vie d'auteure

Il y a déja plus d'un mois, Earane (l'auteure de Rédemption), m'a tagguée sur la chaine des sept étapes de la vie d'auteur (bon ça date un peu mais entre les corrections et tous les autres projets en cours, j'ai laissé la poussière s'entasser par ici...). 

Courant 2008: Premiers balbutiements sur un roman 
L'ennui au lycée fait que je commence à écrire un peu plus sérieusement. Je commence par quelques "nouvelles" (oui, vous avez bien lu) puis un univers s'esquisse peu à peu dans ma tête. Je dessine une carte, d'abord destinée à une partie de jeu de rôle et puis je me laisse tenter par une histoire. J'y passerais presque une année (si je ne me plante pas, j'ai dépassé les 50 kmots, le tout écrit à la main...). Même si j'ai abandonné ce projet par la suite, les bases de l'univers, quant à elles, sont restées puisqu'il s'agit du monde de Roanne.

Courant 2010: Roanne et ses débuts
Je commence ma première année de prépa. Mais l'envie d'écrire est toujours là. Ce que j'appellerais des années plus tard "Muse" me taraude avec un nouveau projet. L'histoire d'un personnage légendaire de l'univers que j'avais développé les années précédentes. C'est comme ça que je commence le premier jet de Roanne. Il me faudra aussi environ une année pour en venir à bout ainsi qu'une autre année pour achever la V2.

Parce que l'inspiration peut venir à n'importe quel moment, même les plus incongrus... (photo: Ephiria)
Fin mai 2012 à septembre 2012: Reprise de l'écriture
Je suis en fin de première année / début de seconde année d'école et je n'ai pas écrit pendant un an (pourtant Muse continuait à me soumettre des idées). Mais fin mai 2012, mon entourage s'effondre et je me retrouve seule. Je me remets énormément en cause puis je décide de me relever en repartant sur de nouvelles bases. L'une d'entre elles c'est l'écriture. J'achève la V3 de Roanne pendant l'été 2012. A ce moment là, je me rends compte que je ne peux pas progresser plus sans regard extérieur et je finis par (re)découvrir Cocyclics (je connaissais de nom mais je ne m'y étais jamais inscrite). Après avoir hésité pendant quelques temps à m'y inscrire (j'étais réticente à me réinscrire sur un forum, après l'aventure Jeunes Ecrivains...), je passe le cap début septembre 2012. J'y découvre une communauté chaleureuse et surtout de très bon conseil. J'obtiens mes premières bétas sur Roanne (certaines me confortent mais d'autres me bloquent... à ce moment là, je ne sais pas encore comment contourner les problèmes qui me sont pointés).



Mars - Novembre 2013: Premières soumissions 
Je finis par craquer et j'envoie Roanne à quelques éditeurs (le roman en est à sa V5 à ce moment). Certains "non" sont assez rapides. D'autres mettront plus de temps (des "non" encourageants et détaillés). Après toutes ces réponses, je prends la décision de réécrire complètement Roanne. J'ai beaucoup d'idées et un peu plus de recul sur le scénario (et je comprends enfin comment régler les problèmes que mes béta lecteurs me pointaient).

2013: Le réveil de la Muse
L'émulation de Cocy me motive à m'inscrire au challenge premier jet avec un nouveau projet: Derrière la Tour. Ayant un rythme d'écriture (au premier jet je précise)  variant entre 1000 et 2000 mots par jour, j'arrive à boucler ce projet assez vite. A peine ai-je fini les aventures d'Elina, que Muse me suggère une nouvelle idée, qui fera l'objet de mon second challenge de l'année (Au nom des possibles). Ce début 2013 me permet aussi de sympathiser avec certaines grenouilles (Vestrit, Nankin, Fanette et bien d'autres). 

En novembre, Muse étant toujours aussi active, je me lance dans un nouveau premier jet: Grèves (qui deviendra quelques mois plus tard Cacophonie Hivernale). Je profite de l'émulation du challenge premier jet de Cocy une fois de plus. 
En parrallèle, je participe aussi au NaNoWriMo. Par pur hasard, je tombe sur quelques nanoteurs nancéens (ou de l'Est de la France). Nous organisons quelques write-in pendant le mois Après le Nano, nous continuons à nous rencontrer et finissons par devenir de bons amis IRL.

Mai - Eté 2014: Beaucoup de stress et une bonne nouvelle
Au cours d'une discussion aux Imaginales avec Atar, elle me propose de béta lire Cacophonie Hivernale (qui en était à sa V2). J'hésite mais je prends mon courage à deux mains et je lui envoie le projet. Je stresse beaucoup. Puis sa réponse tombe. Evidemment, j'ai des choses à corriger. Mais globalement mon roman tient debout. Cette béta lecture me redonne de la confiance en moi et je commence la V3 de Cacophonie Hivernale.



Mai 2015:
La fin des corrections ! En arrivant au point final, j'ai poussé un cri de joie et j'ai même lâché quelques larmes (après un an à bosser sur ce projet). Je commence même à réfléchir plus sérieusement à envoyer Cacophonie Hivernale à des éditeurs. Sauf que cette fois, contrairement au projet Roanne, je me sens beaucoup plus confiante. 



Bon vous aurez compris, pour moi les étapes de ma vie d'auteure, sont intimement liés à ma prise de confiance en moi. L'écriture a eu une grande influence sur ma vie personnelle ainsi que sur ma façon de prendre du recul (merci à la béta lecture aussi ^^).

Je ne taggue personne parce que je pense que la plupart des auteures que je connais ont déja répondu à cette chaine :p (ça m'apprendra à être aussi longue à écrire des articles).

dimanche 1 février 2015

[extrait] Cacophonie hivernale V3 - extrait du chapitre 3

Comme j'avance relativement bien dans les corrections de Cacophonie hivernale, voila un petit extrait du début du chapitre 3. 
Ambre, la copine de Thibaut (le héros du roman), a ramené un chat dans leur appartement. Mais ce n'est pas un chat ordinaire et c'est Thibaut qui en fait les frais

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Le réveil hurla, déversant son cri strident dans mes oreilles et déchirant par la même occasion la trame de mes rêves. Au revoir nuages duveteux et univers oniriques et bonjour mauvaise journée ! Machinalement, j’ai levé le bras droit pour tâter la table de chevet à la recherche de ce satané trouble-fête. Très vite, je perçus les formes de mon téléphone portable. Tant mieux, je n’aurais pas à ouvrir tout de suite les yeux. Depuis le temps, je connaissais exactement le bouton sur lequel appuyer pour gagner encore dix minutes de sommeil. En plus, ce matin, je n’avais pas trop de consultations… Autant dire que je pouvais bien rester au lit un peu plus longtemps ; la face de la Terre n’en serait pas changée. Soudain quelque chose me donna un coup au visage, rapide, furtif. Quoi ? Que se passait-il ? Ambre ? Non… Malgré mes pensées encore embrumées par un sommeil qui tentait de faire fuir, je me souvenais qu’elle était déjà partie depuis au moins une heure : son cabinet était très loin de Nancy, de telle sorte que ma vétérinaire adorée devait quitter mon domicile très tôt. Alors qui ?
Un second assaut. Cette fois, j’avais déjà ouvert les yeux pour éviter la patte enflammée fusant vers moi.
Lève-toi ! J’ai faim !
J’ai soupiré. J’aurais tant espéré qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar. Mais le chat de feu me jaugeait de ses yeux verts. Voilà donc ce qui m’attaquait de si bon matin.
— Fiches moi la paix, grommelais-je en le poussant hors du lit.
Ton réveil a sonné donc ça veut dire que tu dois te lever pour aller bosser. J’ai faim !
La patte fondit de nouveau vers mon visage. Je détestais déjà ce chat. En plus de squatter chez moi, il se permettait de me dérober mes dix dernières minutes de repos, si chères à mes yeux, celles qui me donnaient l’impression de duper l’ineffable matin.
Donne-moi à manger, piailla-t-il.
Je n’avais pas la force de me cacher sous mes couvertures. Et puis mon téléphone sonnait déjà pour m’intimer l’ordre de me lever vraiment cette fois. J’ai repoussé ma couette, laissant le froid dissiper la chaleur accumulée dessous. Cependant, à partir du moment où la sensation de douceur de la nuit avait fui, je n’avais plus d’intérêt à rester ici. Autant se bouger alors ! Je ne prêtais presque aucune attention au regard satisfait du chat de feu. A vrai dire, il n’avait qu’à continuer : à la moindre griffure dangereuse, j’invoquerais l’excuse de l’agressivité à Ambre et elle se rangerait de mon côté pour remettre le fae dans la rue. Titubant de fatigue à travers l’appartement, j’attrapais mes habits et me dirigeais vers la douche. Le contact de l’eau tiède sur ma peau m’aida à émerger. Après avoir enfilé mon t-shirt et mon jean, j’ai filé vers la cuisine. Par chance, Ambre avait déjà fait chauffer le café. Une tâche de moins à exécuter. Sur la table, à côté de ma tasse, je remarquais que mon sachet de biscuits avait été sorti du placard, avec un petit mot scotché dessus.
Pas la peine de me planquer ta commande. Moi aussi j’aime bien ces gâteaux. La prochaine fois, si tu ne veux pas me les montrer, il faudra mieux les cacher.
Bises.
Ambre.
Un smiley souriant accompagnait le message. Et dire que je m’étais fait tout un drame dessus. Pendant que je dégustais mon café, le chat se frotta à mes jambes puis grimpa sur la table.
— Eh ! T’abuse ! Descend de là !
Pour qui se prenait-il ? Un maître du monde ? J’ai planté mes yeux dans les siens tout en commençant à le repousser doucement.
Donne-moi à manger alors ! J’ai rien avalé depuis deux jours…
J’étais étonné qu’Ambre ne lui ai rien donné. Le fae me lâcha alors quelques explications : apparemment, il ne pouvait pas communiquer avec elle et devait se contenter des comportements traditionnels d’un chat.
— Tes compagnons non magiques s’en sortent comme ça il me semble… Tu as su la convaincre de t’amener ici alors assume.
Le félin me dévisagea avec un regard blasé, les yeux mi-clos. Mais je ne parvins pas à lui accorder ma confiance. Il préparait surement un mauvais coup dans mon dos… Pour acheter le calme dans l’appartement, je me suis levé et lui ai apporté une tranche de jambon. De toute façon, je n’avais rien d’autre : il n’était pas prévu qu’un animal débarque ici dans la semaine.
Merci, réussis-je à lui extorquer.
Le fae se jeta aussitôt sur son repas tandis que je dégustais mes sablés en les trempant de temps en temps dans mon café. Si je parvenais à instaurer la paix avec mon squatteur ça me permettrait d’éviter que la situation de ce matin ne se reproduise… Du moins en attendant que je trouve le moyen de me débarrasser de lui.
— Au fait, tu t’appelles comment ?
Le chaton leva ses yeux vers moi, l’air encore plus innocent qu’habituellement.
Firinian.
Au moins j’avais un nom à mettre sur la bête. Je me suis levé en attrapant mon dernier gâteau du petit déjeuner puis ai quitté l’appartement.
— Ne fais pas trop de dégâts, lui ai-je lancé. Je rentre à midi.
Aucune réponse ne me parvint mais je m’y attendais. J’avais toujours su que les chats étaient des créatures ingrates. Le fae ne faisait que me confirmer la vérité

dimanche 18 janvier 2015

[costumes et sorties] Quelques prévisions pour l'année 2015

J'avais dit il y a quelques articles de cela que je reviendrais plus en détail sur les costumes prévus pour cette année. 

2015 va être une année assez chargée, autant sur le plan des sorties (des conventions mais également des festivals et des salons auxquels j'ai envie de participer). Vous risquez donc de me croiser aux évènements suivants:
- La Festiconv' Senyu à Epinal (28 fevrier au 1er mars)
- Le salon du livre de Paris (21 ou 22 mars)
- Le Festival des Monde Imaginaires (11 ou 12 avril), si j'ai le budget pour (j'aurais bien fait Trolls et Légendes à Mons mais c'est un peu loin et je pense que le budget ne suivra pas...)
- Le concert Zelda à Paris (23 avril)
- Geekopolis à Paris (23 ou 24 mai), selon mon état de fatigue
- Les Imaginales à Epinal (28 au 31 mai)
- La Japan Expo à Paris (je ne sais pas encore quels jours - à voir avec Erdjka)
- Peut être les Utopiales à Nantes (tout dépendra des dates)
- L'Anim'Est à Nancy (en novembre)
Il y a évidemment des chances que cette liste soit plus longue d'ici quelques temps :)

A l'image de toutes ces sorties, j'ai presque tout autant de projets de costumes (autant des projets solos que des projets en groupe d'ailleurs). Si certains des projets sont contraints par le temps (un projet pour une sortie précise), la plupart des autres n'ont pas de dead line particulière donc je vais essayer de les échelonner pendant toute l'année.

Les quelques costumes au programme cette année (pour l'instant) - à cette liste, s'ajoute également le costume d'Erdjka 
Compte tenu des nombreux projets (les 3 en groupes n'étaient pas initialement prévu et se sont rajoutés petit à petit depuis fin 2014), je préfère décaler les deux autres gros projets que j'avais prévu (celui de l'artwork et un autre projet lié à un roman) pour éviter de les bâcler et d'avoir à refaire plusieurs fois le costume comme je l'ai fait en 2014...
En plus de ces projets, j'aimerais bien faire quelques photos sympa avec mon costume de Toph (je n'ai que des photos prises en convention) et peut être refaire un shooting en Oni Link avec la bonne épée cette fois (je pense que je vais carrément la refaire vu que je vais avoir du mal à ramener l'ancienne chez moi...)

Evidemment, comme je l'ai dit dans un précédent article, ce n'est pas parce que je bosse sur des projets de costumes que j'arrête pour autant d'écrire ou de corriger. Muse continue évidemment de me soumettre ses idées (le plus dur restant le choix du projet sur lequel j'ai envie de bosser... écrire ou corriger... un choix dont j'ai horreur...).

mercredi 7 janvier 2015

Liberté et amalgames

Je pense que rien qu'à ce titre, vous vous doutez de quoi je vais parler. Si ce n'est pas le cas, voila un petit rappel

En fait, j'étais partie pour ne pas commenter ces faits, vu qu'une bonne partie de mon entourage l'avait fait avant moi. Mais finalement en voyant certains mails qui sont passés sur une des listes de diffusion de mon université, j'ai eu un peu envie de réagir. Ce que je vais dire n'est pas nouveau mais après tout, la liberté d'expression existe pour qu'on l'utilise. 

En tant qu'individu, j'ai été profondément choquée par ces actes, comme à chaque nouveau "spectacle" de violence. En tant qu'auteure et bloggueuse, j'ai été encore plus révoltée parce qu'on a tenté de piétiner la liberté d'expression. Comme disait Agnès Marot il y a quelques temps, "mes armes à moi ce sont mes mots". Je n'ai jamais été aussi d'accord avec elle. 

Malheureusement, cet acte est également le terreau d'amalgames que j'ai pu lire ou entendre cet après midi (même si ce n'était pas la généralité et certains font même quelques rappels nécéssaires). A mon humble avis, la connerie n'a ni nationalité, ni couleur, ni religion. Elle est seulement humaine. 
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Sur tous les dessins que j'ai vu passer cet après midi, celui de Boulet m'a particulièrement touchée

vendredi 2 janvier 2015

[lectures] La reine des neiges (T2 des Outrepasseurs), C. Van Wilder

Titre: La reine des neiges (T2 des Outrepasseurs)
Auteur: Cindy Van Wilder
Editeur: Gulf Stream
Nombre de pages: 368

Quatrième de couverture:

Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…

A lire si vous aimez:
- Le premier tome (évidemment ^^)
- L'univers des créatures fantastiques, revu différement
- Des personnages hauts en couleur

A eviter si :
- vous cherchez des fées mignonnes (si vous avez tapé reine des neiges sur google à la recherche de celle de disney, passez votre chemin)
- Vous n'aimez pas le fantastique/fantasy

Mon petit avis:
Il y a presque 6 mois, j'avais laissé Peter et l'univers des Outrepasseurs et c'est avec grand plaisir que je me suis replongée dedans pendant les fêtes de fin d'année. Ce second tome reprend quelques mois après la fin du premier. Mais cette fois, plus d'alternance entre l'histoire des premiers Outrepasseurs et la piscine de Lion House. Après nous avoir montré la situation au Moyen Age, ce tome 2 nous montre la situation actuelle: Tous les Premiers Nés (ou presque) ont été capturés par les Outrepasseurs (La Reine des Neiges est la dernière) qui ont construit un vaste empire économique sur l'exploitation industrielle des fés. Des chassés ils sont passés chasseurs. 
Peter découvre cette partie du tableau au cours de son entrainement puis en s'opposant à Noble qui se révèle être un vilain tout aussi effrayant (voire même plus) que les fés croisés dans le premier tome.
Et la Reine des Neiges dans tout ça me direz vous ? Bien qu'elle ne soit pas présente dans tous les chapitres, Snezhkaïa est un personnage central du roman. Sa simple présence, le moindre de ses actes a des conséquences retombant sur l'ensemble de l'univers. Par ailleurs, Cindy Van Wilder profite de ce second tome pour piocher dans les créatures fantastiques de nombreuses cultures, ce qui tend (paradoxalement) a mieux ancrer son univers au notre.
Ce second tome se révèle tout aussi haletant que le premier puisqu'il révèle beaucoup plus les enjeux de l'univers dépeint par l'auteure. Et évidemment à ce titre, l'attente avec le 3e tome est vraiment dure !

Le petit plus: Une couverture aussi magnifique que la première (et je sais de source sure que celle du 3e tome sera bien belle aussi ^^)

mercredi 17 décembre 2014

Et c'est déja la fin de l'année...

ça fait déja quelques semaines que je suis supposée écrire un article pour mon bilan du nano mais quitte à faire, autant le doubler avec mon bilan de l'année (à force de voir les copines faire le leur, ça me donne envie ^^).

Le Nano 2014:

Ce cru du nano était un peu particulier pour moi dans le sens où le projet sur lequel j'ai travaillé (derrière la tour  2) n'est pas un projet que je souhaite améliorer par la suite (là je vous sens perplexe). Je m'explique: à la fin du premier tome, je trouvais que j'avais laissé trop d'effets de "hasard", chose qui m'a d'ailleurs été reprochée par mes bétas. Ce tome 2 est donc basé sur le postulat qu'il ne s'agissait pas de hasard et j'explique pourquoi dedans. En gros, le travail effectué va me permettre de corriger Derrière la tour en conséquence, même si j'entends garder l'aspect un peu mystérieux de certaines rencontres.

En chiffres ça donne un roman d'un peu plus de 59 000  mots, commencé fin octobre et terminé fin novembre (sans écrire certains week ends à cause des diverses conventions du mois de novembre). J'ai atteint la barre des 50 000 mots le 25 novembre (c'est ça que d'avoir 7h de train dans la même journée...)
mes jolies stats du mois de novembre :) 
Ce nano ça a aussi été l'occasion pour moi de me remettre dans le premier jet (puisque mon dernier datait du nano 2013) et donc je m'échauffer pour les scènes à réécrire pour Cacophonie Hivernale. J'ai redécouvert les joies des personnages qui n'obéissent pas à leur auteur ainsi que des scènes qu'on écrit tout en ayant quelques larmes à l'oeil (oui oui...)
Mais bon le nano (et je ne le dis pas assez souvent), c'est certes beaucoup de temps à écrire mais également des rencontres, en particulier aux write-in, et beaucoup de papotage en irl. Je pense que j'aurais surement été moins motivée sans la team nancéenne (sans oublier les strasbourgeois, même si c'était pour la dernière rencontre). Ces rencontres donnent au nano une autre dimension, plus humaine et peut être un peu plus chaleureuse.
En contrepartie, j'ai moins été présente sur le chat de Cocyclics où je fais d'habitude des word wars (pour ceux qui ne connaissent pas: il s'agit d'écrire un max de mot en un temps donné). Je le regrette un peu mais en même temps, dur de se scinder en deux.
Tout ça pour dire que le cru nano 2014 a été relativement bon, même si j'en suis sortie lessivée.

Le bilan de l'année 2014:

Je ne vais pas comparer mes objectifs avec ce que j'ai vraiment fait parce que pas mal de choses ont changé pendant cette année.
- Si vous m'avez un peu suivie en 2014, vous savez surement déja que j'ai bossé sur la trame scénaristique de Roanne (roman qui sera finalement découpé en deux, avec un gros cliffhanger à la fin du premier ^^) et j'ai commencé à réécrire le roman (j'en ai pour 7 000 mots actuellement...). Mais comme je l'ai déja dit, c'est un projet que je ne veux pas réécrire de façon "bourrine". C'est un projet qui me tient énormément à coeur et je n'ai pas envie de le bacler donc je prendrais du temps pour travailler dessus.
- En 2014 j'ai également bossé sut la V2 et le début de la V3 de Cacophonie Hivernale (anciennement Grèves, mon nano 2013). Recevoir une béta complète sur ce projet m'a pas mal aidée à voir les points faibles du roman (merci Atar pour le temps que tu as passé dessus et pour toutes tes remarques :) ). Mais ça m'a également confortée sur les points qui fonctionnaient vraiment dans l'histoire et que globalement mon récit tenait debout (contrairement à d'autres projets où il m'est arrivée de me retrouver avec un événement déclencheur faisant tiquer les bétas et qu'il m'était très dur de modifier sans réécrire une bonne partie du roman...).
- Enfin, côté écriture, comme je le disais plus haut, j'ai bouclé la suite de Derrière la tour, qui n'est rien d'autre qu'une étape intermédiaire dont j'avais besoin pour corriger ledit roman.
Du coup, pour l'an prochain, je me fixe un objectif prioritaire: boucler la V3 de Cacophonie Hivernale pour pouvoir soumettre ce projet. Par ailleurs, les joies du premier jet me manquant un peu il y a des chances qu'un autre projet "détente" pointent le bout de son nez.

Du côté de la PAL, j'avoue que j'ai été un peu plus productive que l'an dernier, même si la quantité de fiches de lectures n'ont pas toujours suivi. Le fait de participer à quelques salons et rencontres (SDL de Paris, Zone Franche, les Imaginales, la convention Cocy...) a fait grossir ma pile à lire mais j'ai tout de même réussi à la faire un peu désenfler (notamment grâce aux 80 min aller retour de transports en commun à Paris pendant 6 mois ou grâce aux 7 heures de train pour mes réunions de thèse). J'ai eu quelques coups de cœur indéniables (La couleur de l'aube, le goût des cendres...) et je ne crois pas avoir été vraiment déçue par un roman que j'ai lu cette année.

Du côté du blog par contre le bilan est moins beau. Je vais être honnête, je suis vraiment mauvaise dans la rédaction d'articles. Contrairement à certains copains qui parviennent à pondre de petits chefs d'oeuvres (que j'admire avec des étoiles plein les yeux d'ailleurs).
Le problème c'est que quand j'essaye de faire un article parlant d'autre chose que de mon avis perso sur tel ou tel roman ou sur mes avancées dans mes projets, j'ai toujours l'impression que je vais dire une connerie. Du coup, je me retrouve avec un blog qui ne me ressemble plus autant que je ne l'aurais souhaité vu que j'ai eu tendance à y reléguer ce que je ne pouvais pas mettre sur la page facebook. Je vais essayer l'an prochain de plus me focaliser sur le blog, quitte à faire des articles sur d'autres choses que l'écriture/la lecture et moins spammer la page fb.

Pour tout ce qui est cosplay, je vais dire que j'ai pas mal progressé cette année (c'est comme pour l'écriture: c'est en pratiquant et en écoutant les critiques positives qu'on avance :) ). J'ai fait peu de costumes (Link, Oni Link, Toph et un costume que je n'ai jamais porté) mais j'ai essayé de les améliorer en cours d'année (4 versions pour Link, 2 pour Oni et une seule pour Toph vu que je n'ai porté le costume qu'une fois). ça m'a également permis d'apprendre pas mal de nouvelles techniques, toujours en vue d'un projet pour dans longtemps (qui intégrera pas mal des techniques que je teste au fur et à mesure).
Ma petite évolution de costumes pour Link (entre la V3 et la V4, j'ai refait la tunique et les gants) (crédits: V1 et V2 Magic Photos, V3 Odi's Eye, V4 TOWN cosplay)

La petite évolution pour Oni Link (Credits: V1 Vivi Adeline Nguyen , V2: Sora-Kun Photographie)
Et pour finir Toph (crédits: Leo. D photographies)
Pour 2015, j'ai aussi quelques projets déja lancés (un duo avec Erdjka, un groupe de méchants, l'amélioration d'un costume que j'ai déja, une créa perso et un petit clin d'oeil pour les Imaginales), mais bon je vous parlerais de ça en temps et en heure :)

Enfin, et pour conclure ce bilan, j'ai eu l'occasion de lancer avec Erdjka le projet week end life consistant à mettre en relation les acteurs des mondes de l'imaginaire (qu'ils soient auteurs, rôlistes, gnistes, cosplayeurs ou autres) avec leur véritable métier. Ce projet fait suite à une initiative lancée lors d'une convention aux Etats Unis puis reprise sur Paris (mais c'était à la base un projet qui ne concernait que les cosplayeurs alors qu'Erdjka et moi souhaitons l'étendre à plus de monde parce qu'on s'est rendues compte que les remarques reçues étaient les mêmes quel que soit la passion en rapport avec les mondes de l'imaginaire). Comme je l'ai déja dit, vous êtes évidemment les bienvenus pour y participer (pour ça, rien de plus simple, il suffit de m'envoyer une photo de vous - pas forcément en costume ou entrain d'écrire ^^ - ainsi que votre véritable métier). Pour 2015, j'espère bien poursuivre ce projet et peut être essayer de le faire connaître un peu plus, le but étant toujours de montrer que les acteurs de l'imaginaire sous un meilleur angle que celui du geek boutonneux perdu dans sa bulle.

samedi 25 octobre 2014

Les déboires de la fin

En travaillant sur le synopsis de Par dela la Porte (la suite de Derrière la Tour), je me suis retrouvée confrontée à un problème concernant la fin. En tant que lectrice, lorsque je prends un livre, je vais avoir tendance à regarder les premières pages ainsi que les dernières. La fin d'un roman, c'est donc à mes yeux un élément particulièrement primordial, un peu comme la dernière bouchée d'un repas. C'est la dernière impression que le récit (et donc l'auteur) laisse au lecteur. Une fin baclée risque de le décevoir alors qu'une fin bien ficelée va marquer le lecteur et peut lui donner envie de relire le roman plus tard. Tout cela pour dire qu'évidemment, comme pour les débuts de romans, j'ai énormément de mal à trouver des fins convaincantes.

Fin fermée ou fin ouverte ?
Si la première était assez courante dans les romans que je lisais quand j'étais petite, la seconde  semble devenir presque systématique aujourd'hui. Pour les deux du fond qui ne suivent pas, une fin ouverte c'est ces fins qui vous laissent imaginer une suite, qui ne sont pas claires et précises. Je me souviens qu'étant plus jeune, les fins fermées me frustraient énormément parce que justement, je ne pouvais plus imaginer une suite avec les personnages que j'avais suivi pendant des centaines de pages. J'avais donc une préférence pour ces fins ouvertes, de telle sorte que dans mes premiers "romans", je les privilégiais. 

D'un côté, écrire une fin fermée, c'est prendre le risque de décevoir le lecteur en coupant net l'histoire des personnages. Mais de l'autre côté, je trouve qu'une fin ouverte peut potentiellement apporter de la lassitude vu qu'il s'agit d'une ficelle devenue très commune.

Evidemment, en tant qu'auteure, je suis face à ce dilemme du choix du type de fin (en particulier pour Par dela la Porte) où je n'ai pas envie de brider l'imagination d'un futur lecteur (sait on jamais qu'un jour je sois publiée ^^) mais en même temps, j'ai un peu envie d'apporter une surprise. 
Et vous alors, vous êtes plus fin ouverte ou fin fermée ?