jeudi 1 mai 2014

Le coup de coeur du mardi (6).... Très en retard

Bon on n'est plus mardi mais le roman que je vais présenter aujourd'hui est un véritable coup de coeur donc il mérite sa place dans la rubrique (En fait je n'ai pas eu le temps pour écrire cet article mardi)...
Je vous présente donc La couleur de l'aube, d'Agnès Marot !

Titre: La couleur de l'aube
Auteur: Agnès Marot
Editeur: Editions de l'Armada
Nombre de pages: 307 (sans les remerciements)


 Pour la peine vous avez même le droit à la photo de mon exemplaire personnel et de la dédicace qu'Agnès m'a faite :)

Résumé:
Moi, Doha, le monde-nature, je protège les hommes depuis toujours. Mais je meurs.

Les Villes ont accaparé mes protégés, elles les manipulent en influençant leurs émotions jusqu’à la folie. Tout n’est plus que haine, hypocrisie, jalousie, luxure et colère ; et moi, je ne peux rien faire, incapable d’atteindre le coeur des hommes. Des nuages recouvrent le ciel, chaque jour plus épais, volant mes couleurs pour ne laisser que celles des Villes : gris, marron, noir.

Je n’ai plus de forces…

Mon seul espoir réside en une jeune princesse, Alya. Elle pourrait résister, si seulement elle s’ouvrait à moi. Si seulement elle retrouvait l’espoir, pour le propager parmi les hommes.

Le contact d’une main peut changer bien des choses.

A lire si vous aimez:
- Une aventure poétique qui ne laisse pas indemne
- Une quête parsemée d'amour

A éviter si vous recherchez:
- Des elfes, nains et autres créatures du bestiaire de la fantasy
- De la magie avec des éclairs et tout le tralala habituel

L'avis de la critique:
Ce n'est pas la première fois que je lis un roman d'Agnès Marot. Et bien que la couleur de l'aube soit différent de son livre précédent, de l'autre côté du mur (dont j'ai déjà parlé ici ), j'y ai retrouvé la même poésie qui parsemait son univers. 
Dans la couleur de l'aube, on fait la connaissance d'Alya, une jeune princesse à qui on a posé un bandeau sur les yeux dans son enfance. En tant que princesse de Yildiz, l'une des cinq grandes villes, elle est très prisée pour son mariage. Par ailleurs, lorsque notre héroïne recouvre la vue, elle découvre avec stupeur que les couleurs qu'elle avait abandonnées dans son enfance ne sont plus présentes que dans son jardin. Le reste du monde est teinté de gris et de sentiments exacerbés. Agnès Marot nous présente également le pillier d'Alya. Ealeth. Celui qui l'a veillée alors qu'elle ne distinguait rien sous son bandeau. La relation qui lie nos deux héros est forte et intense. Elle est l'un des moteurs de leur quête.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est tout l'univers fondé autour de nos héros. Qu'il s'agisse des cinq villes et de Doha, qui méritent autant le titre de personnages que les autres ou de toutes les figures qu'Alya et Ealeth vont être amenés à croiser.Tous sont pris dans un flot qui les dépasse, un conflit où chacun est manipulé subtilement. Les ambiances décrites par l'auteure jouent un rôle presque aussi important que les héros de l'histoire. A l'instar de romans décrivant en détail un des cinq sens, ici Agnès nous immerge dans un univers de couleurs et de gris. Pas besoin d'être peintre et de connaitre toutes les nuances de bleu du monde. Non, vous avez juste à vous laisser porter par ce monde.

Petite ombre au tableau (mais minime par rapport à mon enchantement), la fin était un peu prévisible à mon avis. Mais ça ne gâche par pour autant la lecture.

Le petit plus:
La magnifique couverture, dont vous ne percevrez le sens qu'après avoir lu une partie du roman

Et un bonus :
Pour la petite anecdote, j'ai lu ce roman dans le métro en allant et revenant du travail et à chaque fois que j'ai refermé le roman (parce que j'avais un changement ou parce que j'arrivais à destination), j'avais l'impression de retomber dans l'univers gris des cinq villes, avec des habitants animés par le même stress des transports en commun. Petit clin d'oeil ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, le parallèle m'a bien fait sourire.
En tout cas, merci encore Agnès pour ce moment magique !

jeudi 17 avril 2014

Et les projets dans tout ça ?

Trop de projets tue les projets... 
Plus sérieusement, c'est vrai que je n'ai pas fait de point depuis début 2014 et j'ai changé pas mal de mes objectifs initiaux pour l'année. 

Le projet Roanne:
Si vous me suivez un peu sur Facebook, vous savez surement que j'ai fini la relecture et la nouvelle mouture du syno de la première partie de Roanne (qui devrait atteindre facilement les 50 kmots). J'ai également écrit un chapitre de la nouvelle version. Cependant, j'ai un certain blocage sur ce projet. Non pas qu'il ne me plait plus, bien au contraire. Mais c'est mon premier roman et les tous les auteurs qui me liront savent ce que ça signifie: j'y ai un certain attachement parce que justement c'est mon premier roman. Je suis capable d'ignorer les darlings, problèmes de synopsis et incohérences à cause de ça... C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai pris la décision de réécrire la légende de Roanne en entier: Parce qu'en 6 ans (et à force de pratiquer aussi), mon écriture a mûri (enfin je pense...). Je suis encore surement un bébé-auteur comme diraient les rédacteurs d'Espace Comprise mais je sens quand même qu'il y a eu une évolution dans ma façon d'écrire.
Oui, je ressemble surement à ça quand je corrige... Mais bon il faut quand même en passer par là
Roanne est un projet qui me tient trop à cœur pour que je le bâcle en essayant de le réécrire de gré ou de force (comme j'agis habituellement avec ma Muse). Sa réécriture prendra du temps. Un temps que je veux prendre sans me soucier d'un quelconque challenge ou NaNo. Ce n'est pas ce que je veux pour ce projet que je porte déjà depuis pas mal d'années. J'écrirais donc surement un chapitre par-ci, un chapitre par-là, mais entrecoupés d'autres projets.

Mais alors qu'est ce que tu fais ?
Actuellement, je m'occupe des corrections de Grèves (qui va surement changer de nom) pour essayer d'envoyer la V2 à des béta-lecteurs en mai. D'ailleurs je fais un petit appel: si certains d'entre vous sont intéressés, n'hésitez pas à me le faire savoir :)
Par la suite, j'envisage aussi de me remettre à Derrière la tour ainsi qu'à son éventuelle suite (oui, j'ai bien écrit quelques scène mais c'était plus pour calmer la Muse qu'autre chose).
En gros, cette année ne devrait pas être une année d'écriture mais plutôt de corrections (en même temps, j'ai bouclé trois premiers jets l'an dernier donc c'était prévisible). Après un an d'hyperactivité, Muse s'est un peu calmée (pour mon plus grand plaisir).

Et le reste ?
Bon, la PAL (que j'étais supposée mettre en stand-by) a pris du poids quand j'ai mis les pieds au SdL de Paris et à Zone Franche donc je vais essayer de réguler ça avant le passage en règle aux Imaginales, du 23 mai au 25 mai. Je suis plutôt en bonne voie d'ailleurs puisque je suis actuellement plongée dans La couleur de l'aube d'Agnès Marot et pour l'instant, le moins que je puisse dire, c'est que je me régale dans cette lecture !
Bon ma PAL s'est enrichie mais pas à ce point non plus :)

Comme je le disais dans un autre post, je vais aussi essayer de faire quelques billets plus généralistes, plus tournés sur mes ressentis d'auteure en herbe voire même quelques billets traitant de thèmes un peu plus sérieux mais pouvant peut être vous intéresser (du moins je l'espère).

Du côté de CoCy, je vais tenter de me remettre aux béta-lectures (surtout avec les nouvelles pour l'AT volcan qui devraient commencer à tomber ^^). 

Enfin, du côté des costumes, c'est idem, c'est plutôt calme: Comme prévu j'ai complètement craqué avec une nouvelle version de Link et je vais vraiment essayer de finir Haku (il ne me manque plus grand chose en fait... Juste beaucoup de motivation) et j'ai un projet un peu plus compliqué qui se profile (que j'ai d'ailleurs plus ou moins commencé). Je vais essayer de garder la surprise mais sans spoiler je peux vous dire que c'est un projet qui va me forcer à tester de nouvelles techniques (bon c'est peut être un peu compliqué mais j'ai envie d'essayer). Ah oui, et ce sera un costume avec pas mal de blanc dedans ^^
Quand je dis que j'ai craqué... Mais bon, c'est comme dans l'écriture, je vois l'amélioration entre ce costume et le premier que j'ai porté (cela dit, c'est loin d'être parfait)

Voila, c'est tout pour cette fois. Mais promis, je reviens bientôt avec un vrai article cette fois (si j'arrive à l'écrire, ce qui n'est pas gagné...)

lundi 14 avril 2014

Le coup de coeur du mardi (5)

C'est mardi et qui dit mardi dit coup de coeur (enfin un mardi sur deux, histoire que j'ai un peu de temps pour moi quand même). Aujourd'hui, je vais encore vous présenter une de mes petites trouvailles de l'internet. Une petite perle à mes yeux qu'un ami m'a fait découvrir il y a deux ans déja (d'ailleurs, s'il passe par là, il devrait se reconnaitre :) ). Il s'agit du court métrage Sintel.


Ce film de 14 minutes (et 47 secondes) raconte la quête de Sintel, une jeune femme qui s'est liée d'amitié avec un dragonneau. Lorsque celui-ci est enlevé par un dragon adulte, elle part à sa recherche. Bon encore une fois vous allez me dire que c'est un pitch plus ou moins traditionnel mais bon, n'oubliez pas qu'il ne s'agit que d'un court métrage.

Ce qui fait la beauté de ce film, c'est l'ambiance ainsi que les sentiments que les réalisateurs ont réussi à faire passer en l'espace de moins d'un quart d'heure. Notre héroïne se met en quête au nom de l'amitié, sans se soucier du danger. Cependant, le court métrage traite d'un aspect à mon sens trop peu traité dans les récits de fantasy, à savoir les conséquences de la quête. Si vous en doutez, prêtez attention aux paroles de la chanson de la fin du film. Au final, l'aspect héroïque est très peu mis en avant, chose très rare dans ce genre d'oeuvre. 

Attention spoilers (si vous n'en voulez pas ou si vous ne voulez pas vous gâcher la surprise, sautez jusqu'aux prochaines étoiles)
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(Encore là ? Bon vous êtes prévenus)
Evidemment, le dénouement du film constitue le point fort de l'histoire. Le fait que le dragon que Sintel affronte (et tue) soit en réalité son ami Scales, c'est à dire le dragonneau qu'elle a sauvé étant plus jeune, est déstabilisant. Bon, je m'y attendais un peu mais ce qui m'a marqué, c'est surtout l'instant où elle prend conscience de ce qu'elle est devenue. Sintel a grandi et vieilli sans s'en rendre compte tant elle était préoccupée par sa quête. 
Quant à la fin... à chacun son interprétation. La première fois que j'ai vu le film, je l'ai trouvée mélancolique et très triste (Sintel a achevé sa quête mais pas dans le bon sens puisque Scales est mort. Du coup elle n'a plus de but) mais on peut également y voir une pointe d'espoir représentée par le dragonneau qui la suit à la fin.

*
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Enfin, dernière particularité, ce film a été réalisé uniquement grâce à des logiciels libre, par la Blender Fundation. Et il n'a rien à envier à mes yeux à certaines grandes productions animées. Evidemment, l'objectif initial du projet Sintel/Durian (c'est l'autre dénomination du film) est de promouvoir le logiciel Blender auprès des artistes. Cela dit, je reste quand même stupéfaite par la qualité de la production, malgré l'objectif initial.

A voir si :
- vous aimez les dragons
- vous avez 14 minutes et 47 secondes devant vous

A éviter si:
- Vous détestez la fantasy ou les films d'animation

Le petit plus:
Le lien pour regarder la vidéo (sur youtube, en espérant qu'elle ne soit pas de nouveau bloquée comme il y a moins de 10 jours...). 

lundi 7 avril 2014

Zone Franche 2014

Ce week end, j'ai eu l'occasion (enfin, après deux ans à voir ce festival me passer sous le nez) d'aller à Zone Franche à Bagneux. Il s'agit d'un salon du livre centré sur la SFFF organisé en région parisienne depuis la fin des années 2000.

Plus petit, plus sympa:
Evidemment, Zone Franche, rassemble moins d'auteurs et d'éditeurs que le SdL de Paris qui a eu lieu il y a deux semaines. Mais d'une certaine façon, j'ai trouvé ça bien plus agréable. Tout d'abord parce qu'en tant que salon de l'imaginaire, l'accent est porté sur des maisons d'éditions plus spécialisées et de moindre taille. ça a donc été l'occasion pour moi de découvrir de nouvelles maisons, de discuter plus facilement avec des auteurs et des éditeurs que je ne connaissais pas ou uniquement de nom et de prendre mon temps sans être bousculée en permanence par les autres visiteurs (si vous avez déjà fait le salon du livre de Paris, vous savez de quoi je parle :p ).
En plus Zone Franche est un festival gratuit, contrairement à son homologue situé Porte de Versailles.
Agnès Marot en pleine dédicace de son nouveau roman (crédits photo: Hatsh)
Des activités et des tables rondes tout le week end:
En plus d'être un salon du livre SFFF, Zone Franche propose des activités autour de l'imaginaire (et en rapport avec le thème de l'année je crois): cette année y avait des combats à l'épée (et les membres de l'asso proposant ça s'amusaient à déambuler en costume et en role-play dans les allées du salon, pour notre plus grand plaisir ^^), des parties de jeux de rôle, des stands med-fan / gniste (je pense en particulier à la forge du grand nain ^^), des ateliers un peu plus artistiques (je sais qu'il y avait ça mais je ne me suis pas plus renseignée dessus...), des expositions de dessins etc... 
Une série d'activités était également proposée aux plus petits. Preuve comme quoi les genres de l'imaginaire concernent bien petits et grands !
Enfin, l'équipe organisatrice proposait des tables rondes auxquelles je n'ai pas participé, faute de temps

Frogs! Frogs everywhere (et surtout près du stand à crêpes):
L'une des caractéristiques (pour moi en tout cas) de ce salon, c'est évidemment la présence de beaucoup de "grenouilles" de Cocyclics. En effet, l'occasion pour l'association Tremplins de l'Imaginaire de réaliser son assemblée générale et de réunir pas mal de grenouilles venues pour l'occasion. Evidemment, le rassemblement est moins important que pour les Imaginales, les Utopiales ou encore la convention mais c'est quand même assez impressionnant. Vous en voulez la preuve ? Le samedi, impossible de trouver mon chemin entre la gare RER de Bagneux et le salon (oui, l'un de mes reproches c'est que c'est mal fléché quand on n'y est jamais allé...). Et là soudain, je croise un groupe de grenouilles se rendant au salon ^^ Idem à l'entrée, sur les stands de dédicace et évidemment à la buvette !
ça a été l'occasion pour moi de discuter avec pas mal d'entre elles (Lilie, Vestrit, Sandrinoula, Maellig Duval, Maëlle, Syven, Paul, Taki, Mariedelabas, Aelys, Hatsh, et tout plein d'autres encore !).

Et la PAL dans tout ça ?
Ben comme après chaque salon du livre... La PAL a pris du poids même si j'ai été raisonnable (mais j'ai entendu dire que certains avaient prévu la valise pour transporter les achats ^^). Je n'ai fait l'acquisition que de deux romans (le goût des cendres de Maëllig Duval et la couleur de l'aube d'Aelys) ainsi que d'un exemplaire du fanzine Transitions. 

En tout cas, j'ai passé un très bon week end (en dépit du dimanche soir dont je ne reparlerais pas...) et j'ai déja hâte d'être aux Imaginales !

mardi 1 avril 2014

Le coup de coeur du mardi (4)

Aujourd'hui je vais vous faire du deux articles en un vu que le livre que je vais vous présenter figure à la fois dans mes achats récents et dans mes coups de coeur. Je vous parle bien sur des Stagiaires de Samantha Bailly 

Titre: Les Stagiaires
Auteur: Samantha Bailly
Editeur: Milady
Nombre de pages: 350


Résumé:
Pyxis est une société dynamique qui incarne le rêve de nombreux jeunes passionnés par la culture des jeux vidéo et des mangas. Tous les six mois, l'entreprise voit arriver des stagiaires issus d'horizons variés. Ophélie, provinciale fraîchement débarquée et perdue, Arthur, étudiant en école de commerce souhaitant faire une parenthèse dans la finance... Tous aspirent à la même chose : obtenir un emploi à l'issue de cette période. Néanmoins, les recrutements se font rares.

A lire si vous aimez :
- Une histoire fraiche, teintée d’humour et de romance
- Des héros jeunes adultes
- Un roman sans prise de tête

A eviter si vous recherchez :
- De la SFFF

L'avis de la critique:
J’ai vraiment passé de très bons moments aux côtés d’Oph, Alix, Arthur, Vincent et les autres stagiaires de chez Pyxis. 
Les Stagiaires raconte le quotidien de 6 étudiants pendant leur stage de fin d’études dans une grande entreprise parisienne officiant dans le domaine de la culture de l’imaginaire (c’est d’ailleurs le seul lien avec la SFFF que vous pourriez trouver dans ce roman).
Si j’y ai adhéré assez vite, c’est tout d’abord grâce au réalisme des situations décrites par Samantha Bailly. La scène de recrutement suivie par celle de l’appel du RH pour le « oui » tant attendu sont des passages où je me suis revue à la place de nos héros (et d’Ophélie plus particulièrement).

En ce qui concerne les personnages plus en détail, j’avais peur de tomber dans les stéréotypes : Arthur qui est le fils à papa sortant d’une très grande école, Alix l’otaku, Enissa l’allumeuse et Ophélie la provinciale. D’une certaine façon, ce n’est pas faux. Mais l’auteure descend plus profondément dans la psychologie de ses personnages. Arthur est certes très irritant (du moins à mes yeux, surement parce qu’il m’évoque des personnes que j’ai croisées pendant mon parcours) mais en creusant, on se rend vite compte que c’est avant tout quelqu’un de paumé, pris entre les attentes de ses parents, l’image que les autres (les stagiaires de chez Pyxis ainsi que ses potes d’école) ont de lui et ce qu’il aimerait devenir. Pas facile de se trouver une identité stable dans une situation pareille.
Au rythme des discussions sur la messagerie instantanée de l’entreprise, des sms ainsi que des afterworks, on découvre une palette d’étudiants de tous bords, qui ne se seraient jamais côtoyés s’ils ne s’étaient pas retrouvés dans le même immeuble pour un stage. Des étudiants avec leurs préjugés les uns sur les autres, leurs appréhensions et surtout leurs sentiments. Même les passages les plus prévisibles découlent naturellement de l’évolution des personnages.
Mais finalement, ce que ce roman montre, c’est que c’est dans des situations d’adversité que des liens durables se forment.
Je vais vous spoiler un peu mais je pense que ce que je vais vous dire n’est pas forcément une surprise : à la fin, tous les stagiaires ne sont évidemment pas embauchés chez Pyxis. De même que tout ne finit pas bien pour tout le monde. Par contre, tous ont évolué. Eux qui étaient arrivés en étudiants sortant de fac/d’école un peu excités repartent en jeunes adultes plus matures.

Enfin le dernier point qui m’a fait accrocher à ce roman, c’est l’ambiance : Les références à des univers que tout lecteur de la génération de nos héros peut connaitre, le décor peu décrit mais suffisamment pour que la magie opère et enfin, Paris. La ville est vue de deux points de vue : de celui d’Arthur, parisien et de celui d’Ophélie, provinciale. Mais ces points de vue évoluent en même temps que les personnages pour devenir, eux aussi, plus critiques et plus matures sur l’univers de la capitale ainsi que de l’entreprise dans laquelle nos héros sont exploités travaillent.

Le petit plus :
Certaines répliques de nos personnages qui m’ont vraiment parlées ainsi que la couverture faite par Boulet ! 
(en plus, le hasard veut que le jour où je publie cet article, ce soit également mon premier jour de stage à Paris...)

mardi 18 mars 2014

Le coup de coeur du mardi (3)

Aujourd'hui, je ne vais pas vous parler d'une oeuvre en particulier et revenir sur mon domaine de prédilection, à savoir les romans de SFFF pour évoquer deux personnages qui méritent bien d'être en coup de coeur. 

J'ai souvent entendu dire que dans la SFFF, pour qu'un personnage féminin ait un rôle/ soit un personnage fort, il fallait soit qu'il s'agisse d'une brute - garçon manqué (attention, je ne critique pas, j'en ai une aussi ^^), soit que ce soit une magicienne avec pleins de pouvoirs, soit une femme qui utilise ses atouts féminins à tout va.  J'admet que c'est très souvent le cas. Mais pas toujours et ce sont de ces "exceptions" que je vais parler ce mardi.

Ces personnages, vous les connaissez surement, il s'agit de Sansa Stark dans le Trône de Fer de G. R. R. Martin et de Malta Vestrit dans les Aventuriers de la mer de Robin Hobb. Leur principaux points communs sont justement d'être des personnages que j'ai eu envie de frapper au début de l'histoire. Je ne voyais pas leur utilité, mis à part pour remplir le quota de trucs roses et gnangnan dans ces deux séries. Il faut dire que Malta et Sansa sont deux jeunes femmes assez frivoles, interessées par les garçons, bals et autres trucs du même genre. Autant dire que j'ai adoré les détester (surtout comparées au modèle de garçon manqué qu'elles avaient pas très loin, à savoir Althéa pour Malta et Arya pour Sansa).



Mais pourtant, ce qui est remarquable avec ces deux personnages, c'est leur évolution au cours de leurs aventures. A aucun moment elles ne deviennent des guerrières ou des magiciennes chevronnées. Et le pouvoir qu'elles acquièrent n'est pas lié au seul jeu sur leurs atouts féminins. Les épreuves qu'elles traversent les font mûrir, évoluer en femmes fortes... plus que réalistes. Elles découvrent la prudence, le danger, et l'initiative au travers du récit.

Finalement, avec du recul, ce sont peut être elles les personnages que je trouve les plus savoureux dans ces deux grands cycles. Elles sont la preuves qu'un personnage féminin dans la SFFF peut ne pas être potiche, se battre pour des idéaux sans pour autant avoir des pouvoirs ou se servir de ses atouts et rien que pour ça, elles méritaient bien un gros coup de coeur.

lundi 3 mars 2014

Le coup de coeur du mardi (2)

Déja une semaine depuis la dernière fois (mais comme j'ai pas mal été occupée, j'ai pas vu le temps passer..). Enfin bref... Cette semaine, je vous propose de parler d'un film d'animation sorti récemment alors prenez votre âme d'enfant parce que vous aller en avoir besoin :)
Disons que le film dont je vais vous parler, Minuscule de son nom, n'est pas un coup de cœur au sens strict du terme mais plutôt une très très belle surprise donc je trouve qu'il mérite sa place par ici.

Mais de quoi ça parle ?
Pour faire simple, Minuscule raconte les mésaventures d'une petite coccinelle qui s'est cachée dans une boite à sucre (abandonnée par des promeneurs) et que des fourmis noires embarquent. Malheureusement, ce butin est également convoité par d'autres insectes ^^ En gros, un bon vieux film reprenant les codes du récit initiatique.

Oui, ces paysages existent vraiment... (et en France en plus) C'est d'ailleurs l'une des forces du film
J'avoue que le syno est très simple et que quand j'ai vu le trailer avec des amis, on s'est dit que ça devait être un film bien barré (et que c'était bien pour ça qu'il fallait qu'on aille le voir, histoire de bien se marrer). Cela dit, la véritable surprise du film réside en plusieurs points:
Tout d'abord, c'est un film muet. Nos héros, insectes de leurs états, ne parlent pas comme cela se voit dans nombre de films d'animations du même genre. A mon sens, ça évite de tomber dans la facilité et le danger de trop humaniser les animaux (même si finalement, ça arrive quand même un peu). Cependant, la BO est si épique qu'elle suffirait presque à elle seule à rendre compte de la tension et des sentiments des personnages au cours de l'histoire.
Ensuite, le décors, issus des montagnes du Mercantour (si je ne me plante pas). D'après ce que j'ai lu, ceux-ci ont réellement été filmés avant d'être passés à la 3D pour les besoins du film. Honnêtement, l'immensité (du point de vue de nos insectes) donne à ces paysages des allures d'univers de fantasy (alors que tout est supposé se passer en France). 
Cette ambiance suffit à poser une certaine poésie pour l'histoire. Qu'importe que le scénario soit finalement très simple et aussi vieux que le monde. L'histoire nous est montrée avec délicatesse et poésie. Comment rester insensible à cette coccinelle qui se retrouve séparée des siens puis embarquée dans une aventure par des fourmis noires ? A travers des personnages simples, les réalisateurs n'oublient pas d'aborder des thèmes universels (et de tout âge) tels que l'amitié, l'entraide, la tolérance (surtout vu l'actualité...) ou encore le dépassement de soi. Evidemment, on est dans un film pour enfants donc il est important d'y parsemer ces éléments. Cela dit, en tant que jeune adulte, je ne suis pas restée insensible au rappel de ces valeurs.
Enfin, si vous êtes adulte ou que vous avez une culture cinématographique, vous ne pourrez pas manquer les références à films devenus plus ou moins cultes. La forteresse des fourmis noires n'est pas sans rappeler Minas Tirith, la maison de l'araignée est un clin d'oeil à Hitchcock etc... (y en a dont mes amis m'ont parlé mais j'avoue que n'étant pas très calée dans ce domaine, je ne les ai pas retenus). 

Tout ça pour dire que finalement, en sortant de la salle de ciné, j'étais agréablement surprise. 

A voir si :
- Vous aimez les grands espaces
- Vous avez une âme d'enfant
- Vous avez envie de passer un bon moment de détente (sans regarder un truc trop con)

A eviter si vous cherchez:
- Un film très sérieux qui parle de sujets graves
- Un film avec des héros humains 

Le petit plus: Ben c'est un film français. Je sais qu'on a facilement tendance à dénigrer les créations francophones mais c'est comme pour les romans de SFFF, il faut savoir trier et parfois, on tombe sur du bon :)
Comme dirait un de mes amis venu voir le film avec moi: "Minuscule, c'est le SDA, avec des insectes et en France... Et finalement, c'est pas si mal ^^"